Ecoscope : les organismes de placement collectif immobilier (OPCI)

Investir dans la pierre à partir de quelques milliers d’euros, c’est possible grâce à des véhicules d’épargne collective : les OPCI – organismes de placement collectif immobilier.

La genèse des OPCI remonte à 2004. Elle part d’un constat : les SCPI enregistrent de bonnes performances malgré une conjoncture peu favorable… Seul inconvénient : les SCPI (Société de Placement Immobilier) ne sont pas liquides. Une alternative plus souple que les SCPI est donc créée : les OPCI – organismes de placement collectif immobilier.

C’est en 2007 que les premières sociétés de gestion sont habilitées à gérer des OPCI. Basés sur les mêmes principes juridiques que les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCVM), ils permettent à une multitude d’épargnants de mettre en commun leurs capitaux. Ces capitaux sont ensuite réinvestis dans des biens immobiliers : des bureaux, des hôtels ou encore des commerces. Et ces biens sont expertisés par deux évaluateurs indépendants désignés pour une durée de 4 ans et agréés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Comment les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) sont-ils constitués ?

En plus des actifs immobiliers qui constituent au moins 60 % des OPCI, les actifs non-immobiliers, peuvent atteindre jusqu’à 30 %.

Autre impératif : 10 % des actifs doivent être des placements liquides. Le but ? Pouvoir racheter les parts des porteurs qui souhaitent sortir de la société. Car, contrairement aux SCPI, les actionnaires peuvent décider de revendre leurs parts à tout moment.

Un investissement au service de la diversification patrimoniale ?

Ce n’est pas tout, les OPCI permettent, en plus, une diversification patrimoniale. C’est un moyen d’accéder au marché immobilier, ou de diversifier son exposition immobilière vers de l’immobilier d’entreprise.

Grâce aux recettes locatives ensuite, ils peuvent constituer un complément de revenus pour la retraite. Et avec l’indexation des loyers, les OPCI peuvent être un rempart contre l’inflation.

Enfin, dernier avantage, et non des moindres, l’épargnant peut bénéficier de régimes fiscaux différents : s’il opte pour un OPCI sous forme de fonds de placement immobilier (FPI), c’est la fiscalité des revenus fonciers ; ou de Société de Placement à Prépondérance Immobilière à capital variable (SPPICAV) c’est la fiscalité des capitaux mobiliers qui s’applique pour les dividendes.

Nous attirons votre attention sur le fait que comme tous les investissements financiers et plus particulièrement les investissements immobiliers - ce placement peut comporter des risques en termes de capital. Enfin, l'horizon d'investissement conseillé est de huit années.