Crise : les Français révoltés, mais réalistes et épargnants

Deux sondages, coup sur coup, éclairent d'un jour nouveau l'état d'esprit des Français face à la crise. Ils sont résignés et réalistes mais gardent leur sens critique. Chiffres clés et conséquences.

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Ce week-end, deux sondages réalisés par la presse quotidienne posent de nouveaux repères sur ce que pensent les Français de la crise. Le premier par le JDD (Journal du Dimanche), le second ce matin par Libération.

Le journal dominical dresse le portrait d'une France inquiète, réaliste et critique :

  • si 53 % se disent révoltés, 29 % restent résignés : illustration d'un "on ne peut pas y faire grand-chose" ? À noter que 57 % sont résolus à ce que des mesures douloureuses et difficiles soient prises ;
  • le réalisme pousse les Français à envisager une amélioration, à 46 %, pas avant 2014 : l'effet Pésidentielles 2012 est donc d'emblée remis à sa place ;
  • pour eux, la responsabilité de cette crise est partagée : à 37 % elle est le fait des marchés financiers (plutôt que des banques, 15 %) mais surtout à 26 % pour le gouvernement.

 

Une forme de bilan

Le quotidien Libération enfonce le clou ce lundi matin, en recentrant le questionnement sur l'efficacité de la politique menée par Nicolas Sarkozy. L'avis global est très mesuré :

  • 75 % jugent sa politique sur la dette et les déficits publics de pas vraiment à pas du tout efficace ;
  • 74 % pensent de même quant la régulation du système financier ;
  • 57 % idem pour le solutionnement de la crise grecque.

 

Investissement et comportement financier affectés

D'autres sondages actuels notent les évidentes conséquences de ce climat. Le moral des patrons flanche tout d'abord, comme le note le baromètre de la performance des PME-ETI (par OpinionWay pour la Banque Palatine, Challenges et iTélé) : une dégringolade de 57 % (juin dernier) à… 20 % (octobre).

Autre conséquence forte sur le comportement financier des ménages. Tous les postes de dépense sont affectés, note un sondage OpinionWay-Sofinco, réalisé pour le quotidien Métro. Mais pourtant, la tendance préventive sentie au début du mois se confirme bel et bien : les Français restent "15% à déclarer mettre malgré tout de l'argent de côté". Épargne refuge, épargne sécurité pour temps durs futurs ?

 

Pour prolonger 


EcoScope 3 - les Français et l'épargne... par BforBankTV

L.D