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Energie, inflation, quelle marge de manœuvre pour les épargnants ?

Retour durable de l'inflation, pression sur les marchés énergétiques... le gouvernement engage des mesures qu'il souhaite rapides, pour soutenir la consommation. Et préserver la capacité d'épargne ?

Energie, inflation : marge de manœuvre pour les épargnants ?

Depuis les crises énergétiques liées au contexte international (révolutions arabes, crise nucléaire au Japon), la pression inflationniste devient un souci majeur notamment pour les gouvernements européens. Plusieurs foyers s'embrasent en même temps et les gouvernements tentent de penser des dispositifs correctifs rapides, notamment en France.

  • Énergies et pétrole en fusion : tout le monde l'aura remarqué à la pompe, nous sommes revenus à la situation de la crise pétrolière de 2008. Le plein est au-dessus des 1,50 euros. Mieux, la déclaration du PDG de Total aura résonné comme une détonation... prophétique ? Christophe de Margerie annonçait le 12 avril un litre de super à 2 euros (cf : Le Parisien).
  • Des prix à la consommation qui grimpent : avec un effet inflationniste maintenu en février en France, sur une augmentation des prix actée à + 0,5% sur un mois et + 1,7% sur un an.
  • L'inflation européenne en surchauffe : le contexte européen paraît aussi enfiévré, avec une hausse de +2,6% pour le mois de mars. Elle était déjà de +2,4% en février dernier.

Mesures gouvernementales correctives

Face à cette pression et au mécontentement suscité, l'Europe et le gouvernement français sont passés à la vitesse supérieure la semaine passée. Pour La Voix du Nord, la cause est entendue : "Pouvoir d'achat : le gouvernement cherche à reprendre la main" et de détailler les traitements immédiats envisagés :

  • Taux directeur de la BCE relevé : la Banque centrale européenne n'avait pas touché à son taux directeur depuis 2009. Elle l'a remonté le jeudi 7 avril dernier à 1,25% ;
  • Le rehaussement du SMIC de 2% : en correction du taux d'inflation, celui-ci pourrait augmenter de 2% au 1er juin ou en juillet ;
  • Prime de 1000 euros aux salariés : dans la foulée, le Premier ministre a lancé un pavé dans la mare en proposant que les groupes qui versent des dividendes à leurs actionnaires priment aussi leurs salariés. À quelle hauteur précisément, et selon quelles règles ? Le sujet reste encore à préciser par le législateur... (donnez votre avis sur ce que vous feriez de cette rentrée d'argent, sur les "Questions" de notre page Facebook).

Il est certain que tous ces dispositifs visent à éteindre le feu en maintenant un certain pouvoir d'achat aux Français, pour ne pas entamer la consommation et la croissance future. C'est aussi, une fois le solde fait, ce qui définit la marge de manœuvre des ménages français pour épargner : notamment à un moment où on leur présente placements et investissements pour des moyens de financer... leur future retraite.

La rédaction.