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Crise boursière : quelles conséquences pour votre épargne ?

En pleine tempête boursière, les épargnants perdent leurs repères et se demandent où placer leur argent. Le point avec des spécialistes sur la stratégie à adopter.

Crise boursière, conséquences sur l'épargne BforBank

Le coup de tabac généralisé sur les marchés financiers inquiète sérieusement les épargnants. Certains ont les yeux braqués sur leur portefeuille boursier et scrutent avec consternation l'aggravation quasi-quotidienne de leurs moins-values. Certes tant qu'on ne vend pas, ces baisses ne sont pas actées. En attendant, selon le type d'avoirs qu'ils détiennent, les conséquences de cette crise peuvent être plus ou moins graves.

"Alors que les économistes tablaient sur une croissance mondiale de l'ordre de 4% cette année, ils révisent sérieusement leurs prévisions à la baisse, explique Dominique Branchu, responsable de la gestion privée chez Cholet Dupont. Les marchés boursiers prennent en compte à la fois l'anticipation de ce ralentissement économique et les problèmes liés à l'endettement des États". Paradoxalement, les obligations émises par les États endettés comme notamment les États-Unis voient leurs cours grimper. Bien que la crise soit venue de la dette des États, y compris de celle de l'oncle Sam, certains opérateurs souscrivent encore des obligations américaines.

La Bourse baisse

"La débâcle boursière entraîne une correction forte et irrationnelle des actifs risqués, constate Meyer Azogui, Président de Cyrus Conseil. En Bourse, nous recommandons à nos clients de ne pas vendre leurs actions européennes, mais s'ils souhaitent s'alléger, de le faire sur les marchés émergents ayant connu de belles performances ces dernières années". Lorsqu'une valeur n'est valorisée qu'à une seule fois son actif net, elle ne peut être qu'appelée à monter à plus ou moins longue échéance.

"Dans ce contexte troublé, les valeurs défensives - comme par exemple Essilor, L'Oreal, SEB, Bureau Véritas - baissent moins que les autres titres, poursuit Dominique Branchu. Les titulaires de comptes titres ont intérêt à repositionner leur portefeuille en fonction de la nouvelle conjoncture". L'examen ligne à ligne peut les inciter à sortir de positions qui n'ont guère d'avenir. En revanche, ils peuvent faire une moyenne à la baisse en rachetant à bon prix, des valeurs présentant les meilleures perspectives.

"Si l'on se base sur le prix de revient d'un titre, c'est-à-dire sur sa valeur d'achat, on regarde dans le rétroviseur complète Dominique Branchu. Mieux vaut réaliser des arbitrages sur des titres, en jouant la croissance mondiale". Et ce, quitte à empocher des moins-values sur son portefeuille classique. Seule consolation : sur le plan fiscal, les moins-values sont reportables pendant dix ans sur les plus-values d'un portefeuille hors PEA. Il peut être opportun de virer le produit de la vente de valeurs logées dans un compte titres normal vers un PEA où le particulier pourra encaisser des plus-values en franchise d'impôt .

Prévisions à long terme également optimistes chez Cyrus Conseil. "Une fois la panique passée, les épargnants les plus audacieux feront de belles plus-values sur les actions européennes dans les prochaines années", imagine Meyer Azogui.

Le Franc suisse et l'or grimpent

Rares sont les "gagnants" de la dégringolade de la Bourse. Dans le domaine des devises, le franc suisse tire partie de la situation. Et surtout l'or métal, qui reste une valeur refuge par excellence, voit ses cours flamber. Dans une optique de diversification et de couverture de ses actifs financiers, un particulier peut encore acquérir de l'or physique, s'il joue le scénario catastrophe d'un éclatement de la zone euro, notamment. En revanche, les valeurs aurifères souffrent également, avec une baisse de l'ordre de 15% depuis le début de l'année.

L'assurance-vie résiste

En assurance-vie, les contrats en unités de compte adossés à des OPCVM en actions souffrent, poursuit Meyer Azogui. Cependant lorsqu'ils sont assortis d'une option de stop-loss déclenchant une vente automatique des supports en cas de baisse des marchés, ou d'un système d'écretage des plus-values, les pertes sont limitées."Alors que les fonds en euros ont dégagé un rendement moyen de 3,40 % en 2010, leurs performances devraient tourner principalement entre 2,90 % et 3,10 % au titre de cette année, prévoit Cyrille Chartier-Kastler chez Facts & Figures. Les compagnies ayant mis des obligations grecques dans leur portefeuille subiront dans le rendement de leurs actifs le coût de la récente dépréciation de 21 % liée à la restructuration de cette dette souveraine". Selon les fonds en euros, le coût correspondant sera de 0 à 0,30 % de rendement. En fait les compagnies disposant d'une provision pour participation aux excédents (PPE) pourront puiser dedans pour compenser, si besoin, l'impact de cette dépréciation.

"En outre, les compagnies qui se retrouveront fin décembre, en situation de moins-value latente globale pour leur portefeuille actions, immobilier et OPCVM, c'est-à-dire la quasi-totalité de leurs actifs hors obligations,devront passer une provision pour risque d'exigibilité (PRE) poursuit Cyrille Chartier-Kastler. Mais là encore, l'incidence devrait être réduite car cette provision peut sur le plan règlementaire, être étalée sur trois ans". Lors de la précédente crise financière (2008), l'autorité de contrôle des assurances avait autorisé pour certaines compagnies un lissage de la PRE sur huit ans, afin de limiter les incidences pour les détenteurs de contrats d'assurance-vie. "Cette décision était cohérente avec le caractère de 'placement à long terme' de l'assurance vie" conclut Cyrille Chartier-Kastler.

Pas de doute, qu'il s'agisse de leurs avoirs placés en Bourse ou en assurance vie, les particuliers ont intérêt à faire le gros dos, en attendant que l'orage passe.

MARTINE DENOUNE