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Epargne retraite : offre pléthorique, et satisfaisante ?

Salarié, travailleur indépendant ou chef d'entreprise... quelques pistes pour compléter son allocation de retraite obligatoire.

Epargne retraite : offre pléthorique, et satisfaisante ?

C'est fait, la réforme des retraites est votée. Les salariés vont travailler deux ans de plus, donc cotiser deux ans de plus, pour au final percevoir une retraite légèrement supérieure à ce qu'elle aurait été sans la réforme - si le mode de calcul des prestations n'est pas modifié d'ici là. Un non-cadre né en 1956 (première génération à passer à 62 ans) doté d'un salaire annuel brut de 20.000 euros aurait perçu 12.533 euros par an au titre de la retraite obligatoire (base, Arrco et Agirc) à 60 ans avant la réforme et percevra 12.978 euros par an après la réforme, mais à 62 ans, selon les calculs de France Retraite (Les Echos du 18 juin).

Idem pour un cadre percevant un salaire annuel brut de 60.000 euros : 31.495 euros à 60 ans avant la réforme, 32.872 euros à 62 ans après. Pour autant, l'avenir des régimes obligatoires n'en reste pas moins précaire, d'où la nécessité d'épargner à titre complémentaire pour ses vieux jours. Pour cela, plusieurs pistes.

1/ Pour les salariés

Les salariés ont le choix entre un produit d'épargne retraite individuel, le PERP (plan d'épargne retraite populaire), et, si leur employeur a fait le nécessaire, l'épargne d'entreprise avec le Perco (plan d'épargne retraite collectif) et les régimes dits "article 83". "Le PERP est tout sauf un produit populaire", ironise Jérôme Dedeyan, président de Debory, spécialiste de l'épargne salariale et retraite. Les cotisations étant déductibles du revenu imposable dans une certaine limite, "seuls ceux qui sont fortement imposés (tranche à 40 %) y trouveront un intérêt, car si leur train de vie baisse à la retraite, ce qui est souvent le cas, l'économie fiscale réalisée sur les cotisations sera excédentaire par rapport à la lourde imposition de la rente viagère", poursuit-il. À déconseiller donc aux personnes faiblement imposées, qui seraient doublement pénalisées : peu de bénéfice fiscal à l'entrée et forte imposition à la sortie - la rente est soumise à l'impôt sur le revenu avec un modeste abattement de 10 %.

La fiscalité de la rente est la même pour les régimes d'entreprise dits "article 83", mais ils valent tout de même le détour, dans la mesure où "c'est l'employeur qui souvent cotise seul pour offrir une retraite à ses salariés", fait valoir Hervé de la Tour d'Artaise, président de l'association des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC). Quand le salarié est mis à contribution (50 % des régimes), c'est rarement à plus de 50 % des sommes versées, ce qui représente un coup de pouce non négligeable. Par ailleurs, les sommes épargnées sont définitivement acquises, même si le salarié change d'employeur (à la différence des régimes chapeaux, qui, eux, prennent fin si le salarié quitte la société avant son départ à la retraite).

Reste le Perco, dont la mise en place dépend aussi de la bonne volonté de l'employeur. C'est le seul des produits "tunnel" à autoriser une sortie intégrale en capital (quand les accords collectifs le prévoient, ce qui est toujours le cas) et un déblocage anticipé en cas d'achat de la résidence principale. Et si le salarié choisit de sortir en rente viagère, elle sera soumise à l'impôt sur le revenu, mais avec un abattement fiscal beaucoup plus avantageux de 60 %.

2/ Pour les indépendants et les chefs d'entreprise

Les travailleurs indépendants, les professions libérales ou les chefs d'entreprise non salariés se verront proposer, en plus d'un PERP, un plan de retraite spécifique dit "loi Madelin". Comme le PERP ou les régime d'entreprises, il faut attendre la liquidation de la retraite pour en profiter et la sortie est exclusivement prévue en rente viagère. "Avec son avantage à l'entrée sur les cotisations, c'est à nouveau un produit pour ceux qui ont une forte pression fiscale et pas de salarié pour mettre en place un Perco", explique Jérôme Dedeyan.

Certains travailleurs indépendants et les chefs d'entreprise mandataires sociaux qui ont en effet au moins un salarié (mais moins de 250) sont aussi autorisés à souscrire un Perco, à condition, bien sûr, qu'ils couvrent aussi leurs salariés. C'est une formule bien plus souple que la retraite Madelin, sans aucune contrainte d'alimentation, le chef d'entreprise étant totalement libre d'effectuer des versements ou pas.

Par ailleurs, le choix entre rente et capital à la sortie reste un vrai atout. Tous ces régimes de retraite ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais ils répondent rarement à tous les besoins exprimés. "Il est impossible de traiter le problème de la retraite sans une analyse patrimoniale préalable", fait valoir Philippe Michel Labrosse, président de W Finance, une société de gestion de patrimoine filiale de l'assureur Allianz. Nous lui avons demandé de construire trois solutions alternatives, que vous trouverez ci-dessous.

Mireille WEINBERG