Un contrat d’assurance-vie en euros est un placement au sein duquel l’épargne est investie sur des emprunts d’Etats ou des obligations. Le souscripteur effectue ainsi un placement sûr, dont le capital est garanti par l’assureur. Cependant, cette sécurité est au détriment de la performance de l’épargne, au sein d’un contrat qui n’offre aucune souplesse de gestion. Enfin, la baisse tendancielle des taux monétaires et obligataires a rendu moins intéressant ce type de contrats.
[Cet article a été mis à jour le 24 novembre 2011]
Définition des contrats en euros
Les contrats d’assurance-vie dits « en euros » sont des contrats monosupports.
A la différence des contrats multisupports, l’épargne du souscripteur dans un contrat en euros ne peut être placée que sur un unique fonds (ou support) investi majoritairement en obligations, emprunts d’Etats, bons du Trésor. La plupart des contrats en euros courants sont investis en obligations françaises.
Avantages des contrats en euros
Le principal avantage des contrats en euros est d’offrir une grande sécurité du placement, au moyen de plusieurs mécanismes.
Sécurité du placementLes obligations, emprunts d’Etats et bons du Trésor sont des produits financiers au rendement régulier et peu variable. L’épargne investie est ainsi à l’abri des aléas des marchés actions.
Un capital garanti par l’assureurDans le cadre d’un contrat en euros, l’épargne investie est intégrée à l’actif général de l’assureur, qui s’en porte garant. Le capital peut également être intégré à l’actif cantonné de l’assureur : l’épargne collectée est alors détenue et gérée distinctement des autres placements proposés par la compagnie.
L’effet cliquetLes intérêts perçus dans un contrat en euros sont versés chaque année et définitivement acquis à l’épargnant, même si les années suivantes voient le rendement des placements diminuer.
Le taux minimum garantiCertains contrats proposent un taux minimum garanti chaque année. Ce taux garanti est plafonné et réglementé par le Code des assurances. Il ne peut dépasser 85% de la moyenne des taux de rendement de leurs actifs calculée sur les deux dernières années.
Exemple :
En année N, le taux de rendement d’un contrat est de 4%.
En année N+ 1, son taux est de 3,5%.
En année N+2, l’assureur qui distribue le contrat ne peut garantir un taux supérieur à 3,18%, taux correspondant à 85% de [(4 + 3,5) ÷ 2].
Inconvénients des contrats en euros
Rigidité du placementLes contrats en euros sont des contrats monosupports. Aucun arbitrage de l’épargne vers des placements plus performants n’est possible au sein du contrat. C’est pourquoi, pour plus de liberté et de souplesse, il est souvent préférable de choisir un contrat multisupport.
Limite de l’effet cliquetLes assureurs peuvent constituer des réserves, c’est-à-dire reporter le service des intérêts d’une année sur l’autre pour une distribution ultérieure. Ce mécanisme a pour effet de pénaliser le souscripteur désirant sortir du contrat avant la distribution des intérêts.
Un rendement peu attractifLa baisse tendancielle des taux directeurs des banques centrales affecte le rendement des obligations et autres placements de ce type.
Dès lors, la détention d’un contrat monosupport en euros perd peu à peu son intérêt face au choix d’un contrat multisupport qui offre la liberté de sécuriser et de dynamiser son épargne dans un même contrat, avec parfois un effet cliquet interne.
(voir l’article consacré aux contrats multisupports d’assurance-vie)
La moindre pertinence des contrats en euros et monosupports est telle que le législateur encourage le transfert d’épargne vers les contrats multisupports, au travers de l’amendement Fourgous. Ce dispositif permet de transférer son contrat d’assurance-vie sans perte de l’antériorité fiscale.
Pour bien choisir son contrat , il est utile de consulter un expert et d’utiliser un comparateur de contrats d’assurance-vie .