Les contrats d’assurance-vie multisupports proposent à l’épargnant d’investir sur plusieurs types de fonds : fonds en euros et fonds en unités de compte. L’épargne peut ainsi être placée en partie sur un placement garanti et en partie sur les marchés financiers avec en contrepartie d’un certain niveau de risque des performances potentielles intéressantes. Ces contrats offrent la plupart du temps des possibilités d’arbitrage entre les fonds afin de doser sécurité et performance au service de la stratégie patrimoniale.
[Cet article a été mis à jour le 14/11/2011]
Définition des contrats multisupports
Un contrat d’assurance-vie multisupport est un contrat en unités de compte (UC) dans lequel l’épargne est investie sur plusieurs types de placements.
Un contrat multisupport comporte plusieurs supports en unités de compte représentatifs de supports financiers tels que les FCP, Sicav, parts de SCI, SCPI, OPCI, etc.
Beaucoup de contrats multisupports sont en fait des contrats mixtes, qui comprennent à la fois :
- des fonds en unités de compte ;
- un fonds en euros, géré par l’assureur notamment sur des obligations, emprunts d’Etats, bons du Trésor. Le capital net des frais y est garanti par l’assureur et les intérêts perçus chaque année sont définitivement acquis.
Avantages des contrats multisupports
Le souscripteur peut diversifier son contrat et répartir son épargne entre le fonds en euros et les fonds en UC, en fonction de son profil de risque. De cette manière, il panache ainsi son épargne en fonction de son aversion au risque, mise en regard de sa recherche de performance.
Les contrats multisupports offrent ainsi une souplesse de gestion et une liberté de choix qui autorisent la mise en place de stratégies de placements fines et personnalisées. Grâce aux arbitrages, le souscripteur peut faire évoluer la répartition de son contrat selon l’évolution des marchés financiers et ses objectifs personnels.
Dans la plupart des contrats, les assureurs offrent la possibilité d’opter pour des modes de gestion adaptés aux besoins et objectifs de l’épargnant.
L’épargnant choisit ainsi une répartition de son contrat adaptée à son profil de risque ; c’est ce que l’on appelle la gestion profilée :
la répartition « prudente » : la majorité de l’épargne est investie dans le fonds en euros ;
la répartition « équilibrée » : l’épargne est investie à parts égales dans le fonds en euros et les fonds en UC ;
la gestion « dynamique » : l’épargne est investie majoritairement dans les fonds en UC ;
la gestion libre : l’épargnant choisit lui-même l’allocation de son épargne et sa répartition entre fonds en euros et unités de compte.
Certains contrats prévoient un arbitrage évolutif en fonction de la durée d’épargne et de l’âge du souscripteur. D’autres permettent également de bénéficier d’un « effet cliquet » : les plus-values engrangées par les sommes investies en UC sont automatiquement versées dans le fonds en euros afin d’être sécurisées. Voir l’article assurance-vie : les options financières.
Limite des contrats multisupports
Les contrats multisupports offrent un large choix de placements mais exposent tout ou partie de l’épargne à l’évolution des marchés :
marchés financiers pour les Sicav et les FCP ;
marché immobilier pour les SCI, SCPI et OPCI.
En période de baisse des marchés, l’épargne constituée peut se trouver amoindrie et la rentabilité de l’assurance-vie, devenir négative.
C’est pourquoi l’allocation de l’épargne au sein des différents supports doit être mûrement réfléchie, si besoin, avec le conseil de l’assureur.
Le transfert vers un contrat multisupport
Dans un contexte de baisse des rendements des contrats monosupports en euros, les pouvoirs publics ont donné en juillet 2005 la possibilité de transférer l’épargne investie en contrats monosupports vers des contrats multisupports au travers de l’amendement Fourgous. Ce dispositif permet de transformer son contrat d’assurance-vie sans perte de l’antériorité fiscale (voir les articles sur l’amendement Fourgous et fiscalité de l’assurance-vie).
Cette possibilité est ouverte sous condition d’investir au minimum 20% du contrat sur des fonds en unité de compte.
Pour bien choisir son contrat, il peut être utile de consulter un expert et d’utiliser un comparateur d’assurance-vie.