Risque et performance sont nécessairement liés. Chaque placement comporte son niveau de risque généralement inversement proportionnel a ses perspectives de performance. Il s’agit de connaître quels risques l’épargnant est prêt à prendre en fonction de son profil (goût ou aversion au risque) pour ensuite choisir ses placements.
Quel risque êtes-vous prêt à prendre ?
Tous les placements ne comportent pas le même niveau de risque ; en contrepartie, ils n’offrent pas les mêmes perspectives de performance.
Si vous privilégiez la sécurité
Si vous ne souhaitez pas prendre de risques, vous devez vous tourner vers des supports de placement à capital garanti sur lesquels vous êtes assuré de récupérer votre mise de fonds initiale : comptes à terme, bons de caisse émis par les établissements de crédit, contrats d’assurance-vie ou de capitalisation en euros (ou fonds en euros des contrats multisupports).
Mais, en contrepartie de la sécurité, ces produits n’offrent pas un rendement très élevé (généralement, leur rendement net d’impôt n’est que légèrement supérieur à l’inflation).
Si vous avez accès à des fonds sans risque ou à risque limité au travers d’un plan d’épargne entreprise (PEE) - par exemple, un FCPE de type prudent ou monétaire -, n’hésitez pas ! Compte tenu de l’abondement versé par l’employeur, cette formule est de loin celle qui vous offrira le meilleur compromis entre sécurité du capital et rendement.
Par exemple, si vous versez 3.000 euros sur un PEE complété par un abondement de votre employeur de 1.500 euros, le rendement instantané de votre investissement est de 50%. Si vous faites de même chaque année, en plaçant les sommes sur un fonds vous rapportant 2% net par an, votre capital s’élèvera au bout de cinq ans à 23.418 euros. Soit un rendement de 56%, si l’on tient compte du fait que vous n’avez réellement investi que 15.000 euros.
Si vous privilégiez la performance
Plus votre horizon de placement est éloigné, plus une part importante de votre épargne peut être consacrée à des placements risqués : actions en direct ou au travers de formules collectives de placement (Sicav et fonds communs de placement).
La durée permet de gommer en partie le risque lié à la détention d’un portefeuille d’actions en réduisant l’impact des fluctuations boursières à court terme. Elle permet aussi de profiter de l’abattement pour durée de détention qui allège voire supprime l’imposition des plus-values.
Investissez avec régularité pour éviter d’investir à contretemps
Il n’est pas conseillé d’investir en une seule fois une somme importante sur les marchés boursiers. C’est risquer d’investir à contretemps, c’est-à-dire d’acheter des actions quand elles sont au plus haut avec la possibilité d’un retournement brutal des marchés.
Au contraire, investir de manière régulière, c’est-à-dire consacrer périodiquement une somme identique à l’acquisition d’actions, permet de tirer parti des fluctuations boursières à court terme. Des établissements financiers proposent ainsi des plans d’investissement progressif (achat automatique mensuel, pour un montant fixe, de parts d’OPCVM investis en actions).
Savoir
En investissant régulièrement, lorsque les cours montent, on obtient moins de titres mais ceux déjà détenus se valorisent dans les mêmes proportions ; lorsque les cours baissent, on achète plus d’actions. Cette technique permet de lisser le prix d’achat des titres : la performance du portefeuille n’est plus liée au prix auquel les titres sont achetés à un moment donné mais à leur prix moyen d’achat.