Le placement en assurance-vie vise, en dehors des aspects fiscaux ou successoraux, à obtenir une rémunération régulière des sommes investies. Le souscripteur doit alors se préoccuper du rendement généré chaque année par son investissement. Sur la dernière décennie et en 2008, l’assurance-vie s’est révélée être un meilleur placement que les Sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) monétaires et le livret A. Cependant, il ne faut pas négliger l’influence de certains éléments sur la rentabilité globale de son investissement.
[Cet article a été mis à jour le 19 octobre 2011]
Définition du rendement
L’écart de valorisation positif d’un contrat d’assurance-vie, d’une année sur l’autre, constitue le rendement ou le taux du placement que la compagnie d’assurances verse à ses assurés.
Dans un contexte de concurrence forte, le taux de rendement affiché par les assureurs-vie est un argument commercial majeur auquel le souscripteur doit être attentif. Ce rendement peut être net de frais de gestion annuels mais brut de prélèvements sociaux.
(voir l’article consacré aux taux de l’assurance-vie)
Le rendement des différents types de contrats d’assurance-vie
Le rendement de l’assurance-vie varie selon les supports choisis.
Le fonds en eurosSa rémunération est proche du taux de rendement moyen annuel des obligations d’Etats. Ce taux de rendement affiche une certaine stabilité d’une année sur l’autre. C’est la raison pour laquelle ce type de fonds est privilégié par les souscripteurs. Chaque année, les intérêts définitivement acquis viennent s’ajouter à l’épargne constituée et sont productifs d’intérêts l’année suivante : c’est « l’effet cliquet ».
Les unités de compteLes unités de compte (le plus souvent en actions) permettent de bénéficier du potentiel de performances des divers marchés financiers mais ne permettent pas de garantir un rendement régulier. Si la performance du fonds est ponctuellement négative, le rendement sera alors négatif.
Le rendement de l’assurance-vie comparé aux autres placements
Les placements en assurance-vie lorsqu’ils sont investis en fonds en euros se comparent avantageusement avec des placements dits « peu risqués ». Ainsi, du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2010, les rendements moyens affichaient les performances suivantes :
- 4,24% net pour l’assurance-vie (Source : Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA)) ;
- 2,50% brut pour les Sicav monétaires (Source : Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF)) ;
- 2,60% net pour le livret A (Source : IEIF).
En 2010, selon les statistiques de la FFSA, le rendement moyen net des fonds en euros s'est établi à 3,30% ; une rémunération encore supérieure aux taux de rendement moyen (0,50%) des Sicav monétaires (Source : Europerformance) et du livret A (1,80%).
Les éléments de rentabilité de l’assurance-vie
Le rendement perçu par l’investisseur dépend de la bonne gestion réalisée par la compagnie d’assurances. En revanche, la rentabilité du placement dépend de plusieurs autres facteurs qu’il ne faut pas négliger.
Les fraisIls grèvent la performance annuelle du placement. On distingue les frais sur versement, les frais de gestion, et les frais d’arbitrage (uniquement sur le montant arbitré) qui s’imputent sur la valorisation du placement.
(voir l’article consacré aux différents frais)
La participation aux bénéficesLes assureurs ont l’obligation de redistribuer une partie des bénéfices réalisés : 85% minimum de leurs bénéfices financiers et 90% minimum des bénéfices techniques.
Cette rémunération, créditée à chaque fin d’année, vient s’ajouter au taux minimal garanti de l’année pour former le taux de rendement effectif du contrat. La participation aux bénéfices peut ne pas être redistribuée immédiatement et être mise en réserve. Cette technique permet de lisser les rendements du contrat d’une année sur l’autre mais peut être pénalisante pour les souscripteurs qui sortent du contrat sans bénéficier de ces réserves.
La fiscalitéEn cas de rachat ou de sortie du contrat, les intérêts perçus sont soit soumis à l’Impôt sur le revenu (IR) soit au Prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). L’imposition est plus ou moins forte en fonction de l’ancienneté du contrat. De fait, le moment choisi pour la sortie du contrat aura une répercussion sur le rendement du placement.
(voir l’article consacré à la fiscalité de l’assurance-vie)
Ainsi, il est utile de procéder à des simulations et de recourir aux conseils d’un expert afin d’optimiser la rentabilité d’un contrat d’assurance-vie.