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Bilan de l'été 2010 : les particuliers prudents en bourse

en partenariat avec Les Echos

Les investisseurs individuels sont restés à l'écart du marché cet été. Le recul des indices, ajouté à l'incertitude, limite la prise de risque. Mais les particuliers sont loin d'avoir fui le marché.

Les particuliers n'ont pas vraiment profité de l'été pour se mettre à la Bourse. Les chiffres « officiels » de l'Acsel (qui regroupe les principaux sites de courtage) ne sont pas encore sortis, mais « août 2010 sera sans doute plus faible qu'août 2009 [au cours duquel le CAC 40 avait grimpé de 6,63 %, NDLR], et comparable à juin de cette année, c'est-à-dire au-dessous de la barre du million d'ordres », selon Fabien Vrignon, directeur Bourse de Cortal Consors France.


Le recul des Bourses (le CAC 40 a cédé environ 4,3 % en août, portant à 11,4 %, son repli depuis le début de l'année) et le yo-yo des marchés ont eu raison des nerfs des investisseurs. Les nombreuses incertitudes qui pèsent sur la santé de l'Oncle Sam incitent peu à la prise de risque. D'ailleurs, aux Etats-Unis, le sentiment « bullish » (haussier) des investisseurs a atteint un plus bas depuis mars 2009, la semaine dernière, selon les données de l'American Association of Individual Investors.


« Le marché n'a pas de tendance claire, si bien que les investisseurs de moyen-long terme ont du mal à prendre position, appuie Fabien Vrignon. Il faut sortir du "trading range" 3.300-3.800 points pour qu'ils reviennent. » Celui-ci rappelle qu'en période de baisse les particuliers peinent à vendre des titres en direct « du fait de la dimension psychologique », préférant « jouer » sur des indices, via notamment des ETF.

 

 

Des clients plus « matures »


Toutefois, les investisseurs sont loin d'avoir complètement fui les marchés ces derniers mois. « Les néophytes sont sans doute un peu découragés, mais ceux qui ont connu la crise du début des années 2000 restent sereins », reprend-il. Constat similaire pour Benoît Grisoni, directeur France de Boursorama : « Les clients sont beaucoup plus matures qu'au début des années 2000. Ils anticipent mieux les tendances. Cela fait maintenant trois ans que le marché connaît des soubresauts, sans les décourager pour autant, comme en témoignent les chiffres du courtage du premier semestre. »

 

Sur les six premiers mois, les ordres exécutés en ligne atteignent plus de 6 millions, dépassant les montants du premier semestre 2009.

Marina ALCARAZ