Paris est en passe d'ouvrir en baisse, le nouveau ralentissement de l'activité manufacturière en Chine faisant ravivant les craintes concernant les perspectives de croissance de l'économie mondiale. Les investisseurs attendent par ailleurs l'indice de confiance du consommateur américain.
La Bourse de Paris devrait entamer en baisse cette dernière séance du troisième trimestre, le nouveau ralentissement de l’activité manufacturière en Chine risquant de peser sur les grandes valeurs cycliques, ainsi que sur celles liées aux matières premières. L’indice PMI HSBC est ressorti à 49,9 points en septembre, se maintenant ainsi sous le seuil critique des 50 points pour le troisième mois d’affilée. La question de la crise de la dette sera de nouveau au premier plan alors que Nicolas Sarkozy recevra le Premier ministre grec George Papandréou pour faire le point sur la situation. Par ailleurs, le parlement autrichien doit ratifier l’élargissement des capacités du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Les investisseurs surveilleront également l’indice de confiance du consommateur américain. Vers 8h30, le contrat future octobre sur indice Cac 40 perd 18 points 3.011,5.
Sur le marché des changes, l’euro se tasse à 1,3538 dollar, après avoir touché 1,3679 jeudi en réaction au vote du Bundestag en faveur de l’élargissement du FESF. Du côté des matières premières, le baril de brut de qualité WTI gagne 59 cents à 82,77 dollars, soutenu par les bons indicateurs américains de la veille concernant la croissance et l’emploi.
Sur le plan macroéconomique, les ventes au détail ont reculé de 2,9% en Allemagne le mois dernier mais affichent une hausse de 2,2 sur un an. Le marché attend avant l’ouverture l’indice des prix à la production et la consommation des ménages d’août en France, qui seront suivis à 11h00 par les chiffres du chômage du même mois et l’estimation flash de l’inflation de septembre dans la zone euro. Trois statistiques américaines animeront l’après-midi: les revenus et dépenses des ménages d’août à 14h30, l’indice PMI de Chicago de septembre à 15h45 et l’indice définitif Reuters-Université du Michigan de confiance du consommateur pour le même mois à 15h55.
Du côté des valeurs : Sanofi, EADS, Soitec, Alstom
BNP Paribas – Crédit Agricole – Société Générale. UBS a abaissé ses objectifs de cours sur les trois grandes banques françaises de respectivement 36 à 31 euros pour la première, 6,90 à 5,30 pour la deuxième et de 35 à 21 pour la troisième. L’intermédiaire estime que l’absence d’une politique globale pour la zone euro rend plus probable une dilution potentielle alors que les marchés perdent confiance.
Axa. Les offres de reprise d’Axa Private Equity, la division capital investissement de l’assureur doivent être déposées d’ici le début de la semaine prochaine, selon la presse de ce matin. Par ailleurs, le Fonds stratégique d’investissement a fait savoir qu’il n’envisageait pas de racheter Axa Private Equity.
Sanofi. Les autorités sanitaires britanniques ont rejeté le Jevtana, traitement du groupe français contre le cancer de la prostate en raison de ses effets secondaires et de son coût.
Alstom et Transmasholding ont signé un contrat pour le développement et la production en Russie de la nouvelle locomotive 2ES5 pour un montant global d’environ 1 milliard d’euros. La part revenant au groupe français s’élève à 400 millions d’euros.
EADS. La compagnie allemande Lufthansa a annoncé qu’elle allait commander 12 nouveaux appareils, dont 2 Airbus A380, 4 A320 et un A330-300 pour un montant d’environ 1 milliard d’euros au prix catalogue.
Soitec a confirmé tabler sur une croissance de 20% de ses ventes, hors effet de changes, au premier semestre.
Kaufman & Broad a enregistré une croissance de 2,6% de son chiffre d’affaires à 224,5 millions d’euros au troisième trimestre. Le résultat opérationnel courant progresse de 26,9% à 18 millions d’euros et le bénéfice net ressort à 14,1 millions, contre 2,3 millions un an plus tôt. Le promoteur immobilier révise à la hausse ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice et table désormais sur une hausse de son chiffre d’affaires supérieure à 10% et sur un résultat net en progression de plus de 150%.
Bénéteau a fait état d’une augmentation de 18% de son chiffre d’affaires 2010-2011 à 921,5 millions d’euros.
John Wiburg