Paris devrait poursuivre son rebond dans le sillage de la forte progression de Wall Street. La séance sera principalement animée par la première opération de refinancement illimitée à trois ans de la BCE, qui devrait générer une forte demande de la part des banques. Les technologiques pourraient au contraire pâtir des trimestriels décevants d'Oracle.
La Bourse de Paris devrait prolonger son rebond en ouverture, dans le sillage de la fermeté de Wall Street, où le Dow Jones et le S&P 500 se sont adjugés près de 3% grâce au rebond des mises en chantier de logements aux Etats-Unis. Les investisseurs pourraient être tentés de poursuivre leurs achats à bon compte dans ce qui pourrait donner lieu au rally de fin d’année tant espéré. La séance sera essentiellement animée par la première opération de refinancement illimité à trois ans de la Banque centrale européenne, destinée à éviter une crise du crédit. Les analystes tablent sur une demande comprise entre 250 et 350 milliards d’euros, soit un montant inférieur au record atteint en juin 2009, avec 442 milliards d’euros lors d’une opération à un an. Outre le secteur bancaire, les valeurs technologiques seront également surveillées après l’annonce par Oracle de résultats trimestriels inférieurs à ses propres prévisions. Vers 8h30, le contrat future janvier sur indice Cac 40 gagne 24,5 points à 3.081,5.
Sur le front du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord gagne 48cents à 107,21 dollars et s’oriente vers sa troisième séance de hausse d’affilée, l’amélioration du marché immobilier américain et la détente des rendements sur la dette espagnole étant jugées rassurantes pour la demande, tandis que les tensions entre Téhéran et les capitales occidentales alimentent les craintes sur les approvisionnements. Sur le marché des changes, l’euro poursuit sa remontée à 1,3119 dollar à l’approche de l’opération de refinancement de la BCE.
Sur le plan macroéconomique, le marché attend à 10h30 le compte-rendu de la Banque d’Angleterre sur la réunion du conseil du 8 décembre. Un seul indicateur américain figure au programme de l’après-midi: les ventes de logements anciens de novembre à 16h00.
Du côté des valeurs : Société Générale, EDF, Total, etc.
Fich Ratings a révisé la perspective de la note de quatre banques françaises de stable à négative, dont celle de Société Générale. Cette décision fait suite à la révision par l’agence de la perspective de la France à négative.
EDF a conclu un accord avec EnBW pour le rachat de ses participations de 32,45% et 15,59% dans les sociétés polonaises ERSA et Kogeneracja. A l’issue de l’opération, l’électricien français détiendra 97,34% d’ERSA et 50% plus une action de Kogeneracja.
Total estime que sa production en Libye devrait revenir à la normale d’ici à janvier, a déclaré Bernard Avignon, directeur général de Total Exploration et Production dans le pays.
Safran et Thales ont signé un protocole d’accord pour la création d’une coentreprise à 50-50 dans l’optronique. Ce rapprochement est nettement moins ambitieux que le projet d’échange d’actifs envisagé dans les discussions menées depuis un an sous la pression de l’Etat.
Lagardère est en discussions avec le fonds d’investissement américain Hellman & Friedman en vue de lui céder sa participation de 20% dans Canal+, rapporte La Tribune. Cette participation est évaluée à près de 1 milliard d’euros, ajoute le quotidien.
Areva. Standard & Poor’s a abaissé de deux crans la note de crédit long terme du spécialiste français du nucléaire en raison des prévisions annoncées par le groupe pour 2011.
John Wiburg