L’expatriation n’est pas sans conséquences financières sur le patrimoine, le revenu et la gestion de trésorerie des ménages, notamment en matière fiscale. Aussi convient-il de passer en revue tous ces aspects avant de partir pour d’autres horizons.
Expatriation et comptes bancaires
L’expatrié peut conserver son compte en banque en France et/ou ouvrir un compte dans un établissement bancaire à l’étranger.
Il est préférable de disposer d’un compte en devise ou en monnaie locale convertible, pour faciliter les opérations financières entre pays.
Dans le cas d’une expatriation dans l’un des pays de la zone euro, les frais de gestion transfrontaliers sont alignés sur ceux pratiqués en France pour les paiements par carte et les retraits depuis le 1er juillet 2002, pour les virements depuis le 1er juillet 2003.
Expatriation et gestion des placements
En partant à l’étranger, l’expatrié peut conserver ses portefeuilles d’actions ou d’obligations.
Comme lorsqu’il réside en France, il peut choisir plusieurs modes de gestion.
La gestion sous mandat
La gestion sous mandat, ou gestion déléguée permet à l’expatrié de confier la gestion de son portefeuille à un conseiller financier.
La gestion assistée
Dans le cas de la gestion assistée, l’expatrié prend les décisions de gestion, après consultation d’un conseiller financier qui transmet les ordres.
La gestion directe
En gestion directe, l’expatrié prend les décisions et envoie ses ordres directement.
(voir l’article consacré aux différents types de gestion)
Expatriation et fiscalité
Impôt sur le revenu (IR) et Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
Les règles de fiscalité applicables aux expatriés se basent sur la différence entre résident et non-résident fiscal.
(voir l’article consacré à la fiscalité de l’expatriation)
Expatriation et taxes locales
Si l’expatrié est propriétaire d’une résidence principale en France, il est redevable de la taxe d’habitation. De même, la taxe foncière est due sur tous les biens fonciers.
Expatriation et produits financiers
La notion de non-résident n’est pas sans conséquences sur la détention de certains produits financiers, ouverts aux seuls résidents français.
Ainsi, l’expatrié non-résident ne peut pas ouvrir ou conserver un Livret d’épargne populaire (LEP), un Livret de développement durable (LDD), un Plan d’épargne en actions (PEA), ou un livret jeune. Il peut cependant ouvrir et détenir un contrat d’assurance-vie, et le gérer à distance grâce à Internet. La non-résidence fiscale entraîne pour eux l’exonération des prélèvements sociaux.