BNP Paribas et Euryale viennent de lancer une SCPI fiscale axée sur la réduction d'impôt « Scellier BBC » immédiate. Leur durée de détention est fixée à treize ans minimum.
La liste des SCPI « vertes » continue de s'allonger. Après Ciloger, et Immovalor Gestion, deux acteurs proposent un produit fiscal en parts aux particuliers. D'un coté BNP Paribas qui signe Pierre Avenir 3, une SCPI pilotée par BNP Paribas REIM et diffusée par ce réseau bancaire. D'autre part, la nouvelle société de gestion Euryale lance Pierval, qui sera diffusée par des conseillers en gestion de patrimoine.
De par leur nature fiscale, ces SCPI « Scellier BBC » investiront dans des logements locatifs neufs respectant la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation, émettant moins de 50 KWh Energie Primaire/m²/an).
Toutes deux prévoient une durée de vie de treize ans. Mais compte tenu des délais pour « casser la tirelire », la durée pourrait atteindre quinze ans. Chez BNP Paribas, le minimum de souscription est fixé à dix parts, soit un montant de 10.000 euros. Sur le prix de 1.000 euros la part, la société de gestion prélève une commission de souscription de 9,50% TTC du prix total de la souscription.
Au titre de la gestion, BNP Paribas REIM retient une commission annuelle de 11,96% TTC maximum du montant des produits locatifs HT encaissés par la SCPI et des produits financiers nets.
Chez Euryale, le minimum de souscription est fixé à cinq parts, soit un montant de 6.250 euros. Sur le prix de 1.250 euros la part, la société de gestion prélève une commission de souscription de 13% TTC du prix total de la souscription. Au titre de la gestion, Euryale retient une commission annuelle de 11,96% TTC maximum du montant des produits locatifs HT encaissés par la SCPI et des produits financiers nets.
22 % de réduction d'impôt sur le revenu
La souscription au capital d'une SCPI « Scellier BBC » procure au particulier une réduction d'impôts de 22% de son investissement plafonné à 300.000 euros. L'avantage fiscal se répartit à raison de 1,9% par an sur une durée de neuf ans. A la différence d'un placement immobilier en direct, cette réduction est immédiate.
En contrepartie de ce coup de pouce fiscal, l'associé doit conserver ses parts en théorie pendant neuf ans. En pratique, tout au long de la durée de vie de la SCPI, soit au moins treize ans. Cette période, en effet pourra être plus longue, puisqu'elle court à compter de la date de mise en location la plus tardive des immeubles acquis par la SCPI.
Si une SCPI boucle son augmentation de capital à la fin de l'année 2011 et achète des logements en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement), le dernier logement risque d'être mis en location à la fin de l'année 2013.
« Composante importante de la rentabilité du placement, l'avantage fiscal ne peut pas être transmis à l'acquéreur sur le marché secondaire avertit l'Autorité des marchés financiers. Dans ces conditions, les possibilités de vente devraient être réduites, sauf à des prix très décotées ». Comme pour toute SCPI fiscale, ce placement manque de liquidité.
Au niveau du rendement hors avantage fiscal, les gestionnaires tablent sur un score de l'ordre de 2,5% par an. « Outre fractionner l'investissement, les SCPI permettent de mutualiser les risques insiste Jean-Jacques Olivié, à la tête d'Euryale Asset Management. En outre, la politique d'investissement fait la différence d'une SCPI à une autre ». Connaissant bien le marché résidentiel de province, ce professionnel répartira ses investissements dans les métropoles régionales pour atténuer les aléas.
Martine DENOUNE