Les Echos -

La hausse du nombre de permis de construire se poursuit

Les chiffres gouvernementaux arrêtés à fin août montrent que le redressement entamé en février par les autorisations de construire se poursuit. Mais les mises en chantier continuent de baisser.

L'activité continue de s'améliorer doucement dans le secteur du bâtiment résidentiel, avec une nouvelle progression des permis de construire, selon les chiffres du ministère de l'écologie arrêtés à fin août. Le nombre de logements autorisés, en données corrigées des variations saisonnières, augmente de 2,7% sur les trois derniers mois par rapport à la même période l'an dernier.

 

Au total, de septembre 2009 à août 2010, 444.000 logements ont été autorisés à construire en France, soit 8,8% de plus en un an en données brutes. Les autorisations de construire sont reparties à la hausse depuis février (après une baisse ininterrompue depuis septembre 2007), mais on reste encore loin du pic de 2007, qui flirtait avec la barre des 600.000 autorisations de construire.

 

Par ailleurs, la construction neuve (hors travaux sur bâtiments existants), qui représente près de 88% des logements, s'est moins accrue, de 6,8%. Tous les types de logements progressent mais, rappelant les alarmes des promoteurs sur la pénurie de foncier dans les zones urbaines tendues, les chiffres montrent une fort modeste augmentation de 3% seulement dans le secteur du logement collectif tandis que le logement individuel, plus souvent situé en zone peu tendue, grimpe de 14,6%, en particulier l'individuel pur (+ 16,1%), par opposition aux maisons groupées.


 

Ecart


Les mises en chantier reflétant les permis de construire obtenus quelques mois auparavant, elles devraient maintenant rebondir, pourtant il n'en est rien. Elles baissent encore, de 3,2% en données corrigées sur les trois mois arrêtés à fin août par rapport à la même période l'an dernier. Sur douze mois, 332.000 logements ont été mis en chantier (- 3,6% en un an en données brutes).

« Plusieurs facteurs expliquent un écart légèrement croissant ce mois entre autorisations et mises en chantier, explique le ministère de l'écologie. Le comportement des pétitionnaires (les demandeurs de permis, NDLR) dont la validité du permis a été augmentée d'un an, l'important nombre d'annulations (qui sont des autorisations des mois précédents) et l'impact possible sur les autorisations de la loi Scellier dont la réglementation change en fin d'année».


Myriam CHAUVOT