Déclaration d'impôt : retard, erreur, oubli et conséquences

Les sanctions en cas de défaut ou retard de déclaration donnent lieu à un intérêt fixé par mois et à une majoration. Erreur et oubli sont aussi encadrés...

 

Voici ce à quoi le contribuable s'expose... en cas de défaut, retard, erreur et/ou oubli portant sur la déclaration d'imposition.

 

 

Quelles sanctions en cas de défaut ou retard de déclaration ?

 

 

Le défaut ou le retard de déclaration donnent lieu à un intérêt de retard de 0,40 % par mois et à une majoration, calculés l'un et l'autre sur l'impôt dû. On peut toutefois en demander la réduction ou la remise par un recours « gracieux ».

Le taux de la majoration est de :

  • 10 % en l'absence de mise en demeure de déposer la déclaration ;

  • 10 % auxquels s'ajoute une majoration supplémentaire de 10 % lorsque la déclaration a été déposée dans les 30 jours suivant la réception d'une mise en demeure ;

  • 40 % lorsque le document n'a pas été déposé dans les 30 jours suivant la réception d'une mise en demeure.

L' intérêt de retard court sur une période déterminée comme suit :

  • point de départ : 1er juillet de l'année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est établie ; ou, en cas de décès du contribuable : premier jour du quatrième mois qui suit celui au cours duquel devait être souscrite la déclaration ;

  • point d'arrêt : dernier jour du mois au cours duquel la déclaration est déposée.

Enfin, le retardataire encourt la taxation d'office s'il n'a pas régularisé sa situation dans les 30 jours d'une mise en demeure (sur cette procédure, voir [TODO RMEM ] no 35860 ).

Que faire en cas d'oubli ou d'erreur ?

 

 

Si le contribuable a oublié de mentionner sur sa déclaration des dépenses qui lui permettent de bénéficier d'une réduction ou d'un crédit d'impôt, il n'est pas trop tard. Cet avantage peut être pris en compte ; il lui suffit, si l'impôt n'a pas été mis en recouvrement, d'informer son service des impôts sur papier libre ou de déposer une déclaration de revenus rectificative en y portant l'ensemble des éléments qu'il doit déclarer y compris ceux de la première déclaration.

En revanche, si l'impôt a fait l'objet d'une mise en recouvrement, il doit faire une réclamation. Il peut effectuer cette démarche en se rendant directement à son service des impôts : il lui sera remis une fiche de visite attestant de sa démarche. Si la contestation peut être réglée sur-le-champ, l'agent qui le reçoit pourra lui accorder, sous réserve de vérifications ultérieures, le dégrèvement. Ce montant sera porté sur sa fiche de visite. Sinon, il peut adresser sa réclamation par courrier (voir [TODO RMEM ] no 49000 ).

 Le guichet fiscal unique pour les particuliers

 

Depuis 2009, les contribuables ont progressivement accès à un interlocuteur fiscal unique. Auparavant, dans les villes, les contribuables devaient s'adresser au centre des impôts pour le calcul de l'impôt et à la trésorerie pour le paiement. Afin d'éviter les doubles démarches, ces deux services fusionnent progressivement pour former, selon les cas, le "service des impôts des particuliers" ou le "service des impôts des particuliers et des entreprises" qui traitera de toutes les questions fiscales. Ce guichet unique des particuliers (plus de 600 déjà ouverts à fin 2010) couvrira à terme l'ensemble du territoire.

En attendant, les centres des impôts non encore transformés en service des impôts des particuliers joueront le rôle de guichet fiscal unique.

Dans les communes rurales où il n'y a pas de centre des impôts, ce sont les trésoreries qui jouent ce rôle. Elles sont donc compétentes pour toutes les questions courantes concernant le calcul de l'impôt. Tous les dossiers fiscaux peuvent également y être déposés.