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Les Français épargnent moins et veulent la sécurité

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Ce n’est pas une surprise, plutôt une confirmation. La crise économique et financière conduit les épargnants et investisseurs à revoir leurs priorités. Et les produits dans lesquels ils placent leur argent.

 

On savait déjà que les Français se trouvent moins en capacité de pouvoir épargner : 1 sur 2 ne le peut plus (Cf. : sondage Ipsos). Et sur cette base plus restreinte, sans surprise, les choix de placement se font donc de façon plus drastique. En effet, selon un nouveau sondage Ipsos réalisé pour le réseau Orpi et diffusé par LaVieImmo.com, les Français se replient vers des placements sûrs.

 

 

Selon leur point de vue, les placements sûrs sont, par ordre décroissant :

- l’immobilier (à 39%, ce même si la situation du logement est perçu par les Français, dans un autre sondage Ipsos comme « critique ») ;

- livrets d’épargne (à 29%) ;

- l’assurance-vie (à 19%).

 

 

La bourse et les valeurs mobilières sont hors scope, avec seulement 2% des réponses. Cela s’explique pour le site du fait de « l’incertitude qui règne sur les marchés financiers déstabilise les actionnaires et obligataires ».

 

 

Plus de sécurité attendue

 

Ces chiffres sont en phase avec les repères relevés depuis le printemps dernier : déjà sur le recul du pouvoir d’achat des Français, qui créé un contexte particulier, mélange de peur du lendemain et de frustration de ne pas pouvoir assez « mettre de côté », selon l’expression populaire. Ensuite sur le goût pour les produits d’épargne notamment.

 

La sécurisation attendue se manifeste aussi face au risque de pression fiscale accrue. La « pole position » prise par l’immobilier explique aussi, rétrospectivement, les craintes exprimées dès le printemps dernier, face aux décisions gouvernementales. Dans la dernière enquête Opinion Way pour L'Express et BforBank ces craintes fixaient notamment : la hausse des taxes foncières sur les résidences secondaires est approuvée à 41%, mais l’augmentation de la taxation de la plus value réalisée à la vente de la résidence principale est rejetée à 66%.

 

 

L.D