Dans le débat actuel sur le financement des retraites, deux responsables politiques de la majorité, Hervé Novelli et Gérard Longuet , ont co-signé un point de vue dans Le Monde daté du 3 juin 2010. Pour défendre le principe d'une épargne-retraite.
Intervenant dans le débat actuel sur le financement des retraites, les responsables politiques de la majorité Hervé Novelli (par ailleurs secrétaire d'Etat dans le gouvernement Fillon) et Gérard Longuet, ont co-signé un point de vue dans Le Monde (1), daté du 3 juin 2010, et sous le titre "N'oublions pas l'épargne-retraite".
Selon eux, " il est essentiel que cette réforme s'accompagne d'un développement de l'épargne-retraite : retraite par répatition et épargne-retraite sont complémentaires ". Et d'ajouter que " c'est reconnaître qu'à côté de l'effort collectif de financement de la retraite par répartition, il y a une place pour l'effort personnel de certains Français qui souhaitent compléter leur pension ".
Les deux responsables voient aussi des avantages connexes : " l'épargne-retraite forte contribuera au financement de nos entreprises (...) et permettra au Français, par leur investissement dans des pays émergents à forte croissance, de bénéficier du dynamisme de ces pays et de leurs performances économiques ".
Un effort à prolonger
Novelli et Longuet rappellent que la France ne part pas de zéro. Depuis 2003, Plan d'épargne-retraite populaire (PERP) et Plan d'Epargne-retraite collectif (Perco) ont généré respectivement 2 millions et 600.000 souscriptions. " Environ 8 milliards d'euros ont été capitalisés sur ces deux produits ", chiffrent-ils. " un résultat encourageant, mais encore insuffisant pour garantir aux souscripteurs un complément tangible de retraite ".
(1) une intervention signée au nom du Mouvement des réformateurs, dont ils sont respectivement président et vice-président