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Mai 2012 : Fidelity Europe

Victoire de Trogoff est en charge de la gestion du fonds Fidelity Europe depuis le 1er janvier 2007 après avoir géré pendant un peu plus de 3 ans le fonds Fidelity France. Victoire possède près de 15 années d’expérience professionnelle dans la finance.
Le fonds est aujourd’hui noté 4 étoiles par Morningstar et enregistre de très bonnes performances. En effet, avec une performance annualisée sur 3 ans de 13,93%, il surperforme nettement l’indice MSCI Europe sur la période (+47,88% en cumulé versus +36,71% pour l’indice).
Depuis le début de l’année (au 4 mai 2012), le fonds réalise une performance de 10,12% contre +4,76% pour son indice, ce qui le classe dans le premier décile de sa catégorie Actions Europe Grandes caps Morningstar.


3 questions à Victoire de Trogoff, gérante du fonds Fidelity Europe depuis 2007.

1- Pouvez vous nous présenter la philosophie et le processus de gestion de votre fonds Fidelity Europe ?

Fidelity Europe est un fonds investi à 100% en actions européennes, dont l’objectif est de battre l’indice de référence le MSCI Europe. Le fonds est composé d’environ 70 titres choisis pour leurs qualités fondamentales si le potentiel d’appréciation est d’au moins 20%.
L’univers d’investissement englobe toutes les tailles de capitalisation boursière tout en maintenant à l’esprit certaines contraintes de liquidité, ainsi que tous les secteurs d’activité.

L’objectif est de générer de la surperformance par la sélection de valeurs au sein de chaque secteur. L’essentiel du risque est ainsi placé dans la sélection de titres et les autres risques (devises, pays, secteurs, styles) sont minimisés par construction. En effet, la surperformance issue du choix des valeurs est réplicable dans la durée puisqu’il est fait avec l’aide de soixante analystes internes, une des équipes de recherche les plus importantes et les plus productives de la place. Je m’associe aux analystes dans leur rencontre avec les entreprises et recherche celles dont les retours sur capitaux employés sont mal appréciés par le marché en m’appuyant sur leurs projections chiffrées.

2- Quelles sont vos perspectives sur l'économie et les sociétés européennes en 2012 ? Et quelles orientations donnez-vous à votre portefeuille ?

Mes idées d’investissement s’articulent autour de trois thèmes : les multiplicateurs de croissance, c’est-à-dire les sociétés capables de maintenir des retours sur investissements élevés grâce à leur franchise pendant une durée sous-estimée par le marché ; les sociétés en redressement dont le marché sous-évalue le potentiel de réaction dans un environnement difficile ; les sociétés « à projet » pour lesquelles l’analyse incrémentale d’un projet spécifique rajoute une valeur non encore intégrée.
Le premier groupe, les valeurs de croissance, représente aujourd’hui plus de 50% du portefeuille car, dans l’environnement de très faible croissance économique qui va continuer de caractériser l’Europe, le prix de la croissance va continuer de s’apprécier.
Le deuxième groupe représente moins de 25% des actifs : il sera pertinent de renforcer cette poche si le marché fait preuve de nervosité pendant l’été, à l’image de l’été 2011, mais cette poche a été récemment réduite car les potentiels de baisse sur les sociétés cycliques dans une conjoncture morose sont réapparus.
Enfin, les sociétés « à projet » pèsent pour près de 20% des idées et leur appréciation se réalise dans le temps, indépendamment du cycle économique.

3- Compte tenu de vos vues pour 2012, pourquoi investir dans les actions européennes et plus particulièrement dans votre fonds aujourd'hui ?

 Investir en Europe ne veut pas dire acheter l’Europe, mais croire en la capacité du gérant à trouver des entreprises européennes qui créent de la valeur. La capitalisation boursière moyenne du fonds (40 milliards d’euros) est inférieure à celle de l’indice (50 milliards d’euros) car il est évident que les sociétés créatrices de valeur ne sont pas les « méga caps ». Après des années de corrélation trop élevée, si la discrimination revient sur le marché, c’est-à-dire si les titres arrêtent de performer en fonction de leur aspect cyclique ou défensif seulement, comme c’est le cas depuis quelques mois, alors la surperformance par la sélection de valeurs se poursuivra.
Toujours perçues comme des actifs à risque, les actions sont une classe d’actifs à forte volatilité. Toutefois, les entreprises sont des agents économiques sains, souvent désendettés, gérés avec anticipation alors que les Etats présentent des bilans peu flatteurs. La définition du risque devrait évoluer.
 

Fonds du mois présenté par les spécialistes Amundi.

Rédigé le 14/05/2012. Ce document est produit à titre d’information et ne doit pas être considéré comme une offre de vente ou de souscription. Du fait de leur simplification, les informations données dans ce document sont inévitablement partielles ou incomplètes et ne peuvent dès lors avoir une valeur contractuelle. Elles complètent les informations réglementaires et notamment le prospectus simplifié (disponible sur le site). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.