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Immobilier : + 3 à 10% en 2011, selon les secteurs

Les notaires de France présentent leurs perspectives pour 2011. Les villes et les secteurs les plus demandés pourraient augmenter de 10%, tandis que les moins recherchés se augmenteraient de 3 à 5%.

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Immobilier : + 3 à 10% en 2011, selon les secteurs

Le marché immobilier s'est caractérisé en 2010 par une montée en puissance mois après mois, tant des prix que des volumes, pour finir en fanfare en décembre. Les données de la base des avant-contrats des notaires confirment ce dynamisme. Au premier trimestre 2011, les 8.000 euros/m² en prix moyen sur Paris seront dépassés. Cette hausse des prix touche également la province, notamment Bordeaux et Rennes où le prix des appartements continue à augmenter (+ 15 % sur un an), à Nantes et à Lyon (de 5 à 10%). En revanche, d'autres villes devraient bénéficier au premier trimestre 2011 des prix plus stables (jusqu'à 5 %). C'est le cas de Lille et de Toulouse.

L'année 2011 devrait connaître un premier semestre plus actif que le second. Cette projection se justifie par les raisons suivantes : la hausse déjà amorcée des taux d'intérêts, l'approche de l'élection présidentielle qui historiquement est toujours perturbatrice pour le marché immobilier et enfin la réforme de la fiscalité du patrimoine. Le notariat souligne que cette réforme fiscale devant faire l'objet de travaux parlementaires avant l'été, est susceptible d'impacter les ventes immobilières, qu'elles concernent l'immobilier résidentiel (résidence principale ou secondaire) ou l'immobilier locatif. Dans ces conditions, le nombre de ventes dans l'ancien devrait atteindre un volume inférieur à celui de 2010.

Quant aux prix, il est erroné de faire des pronostics, car le marché immobilier actuel n'a plus l'homogénéité du marché immobilier de la dernière décennie. Toutefois, les notaires ne manquent pas de penser que le marché de Paris intramuros et des quartiers historiques des grandes villes dynamiques de Province, comme Lyon, Nantes, Bordeaux ou Montpellier, augmenterait de + 10 % en 2011. Quant au marché de la Petite et de la Grande Couronne de Paris, il devrait rester dynamique avec toutefois une évolution inférieure à 10 % sur l'année.

Pour les marchés immobiliers régionaux la hausse pourrait être plus modérée qu'en 2010 et se situer entre + 3 % et + 5 %.

Bernrad LE COURT

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