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Le chinois CIC ouvre à Suez les portes de l'Asie à GDF

Un accord stratégique majeur a été signé avec le fonds souverains chinois China Investment Corporation.

Le chinois CIC ouvre à Suez les portes de l'Asie à GDF

A tout bien peser, entre la solidité des résultats affichés par votre groupe à l'issue du premier semestre 2011, le partenariat stratégique majeur conclu au même moment avec China Investment Corporation et l'annonce dans la foulée de l'investissement par ce fonds souverains chinois de 30 % dans votre activité d'exploration production et dans la participation de GDF Suez dans Atlantic LNG, qu'est-ce qui, à vos yeux, est le plus déterminant et a le plus de chance de l'être aux yeux de la Bourse et des investisseurs ?

La consolidation de la structure financière de GDF Suez. Elle découle à la fois du partenariat stratégique et industriel conclu avec le fonds souverain chinois CIC, qui nous ouvre un peu plus encore les portes de l'Asie et d'une exécution en seulement six mois de 60?% de notre programme de cessions d'actifs non stratégiques et autres participations minoritaires. Nous nous étions fin 2010 fixés ce programme d'optimisation de portefeuille avec un horizon de trois ans. Nous l'avions dévoilé lors de la présentation de nos résultats de l'exercice 2010. Le formidable état d'avancement six mois plus tard de cette consolidation est d'autant plus déterminante à mes yeux qu'elle apparaît indispensable à l'indépendance financière du groupe en cette période où les marchés financiers et les banques en particulier sont en proie à une grande instabilité.

La solidité de nos résultats semestriels est, elle, le fruit de notre stratégie de croissance et de développement maîtrisée. Elle s'apprécie à l'aune de l'Ebitda (excédent brut d'exploitation) du groupe en progression de plus de 8?% et qui atteint désormais près de 9 milliards sur le semestre. Cette solidité est pour nos actionnaires un gage au regard des moyens qui sont ceux du groupe de poursuivre à la fois son développement et sa politique dynamique de rémunération à leur égard.

Enfin cet accord de partenariat industriel financier et commercial de premier plan signé avec CIC est, dans la foulée du rachat d'International Power avec son fort ancrage dans l'ancien Comonwealth britannique, une nouvelle accélération dans le développement du groupe dans le monde émergent où sont ancrés les plus grands projets de capacité énergétique. Et dans cette logique, il nous fait basculer un peu plus encore du bassin atlantique vers le bassin pacifique.

Concrètement, cet accord, de prime abord plus financier qu'industriel, se traduit par quoi?

Il est industriel parce que la Chine sera bientôt le premier consommateur et le premier importateur de gaz au monde. GDF Suez est l'un des leaders du gaz naturel liquéfié (GNL) à l'échelle de la planète et le troisième opérateur gazier en Europe. Un accord avec la Chine est donc stratégique. Encore fallait-il le mettre sur pied. C'est chose fait avec CIC. Cet accord de partenariat se traduit notamment par une prise de participation de 30?% sous forme d'augmentation de capital, ce qui renforce la force de frappe de notre branche exploration production déjà filialisée. Cette opération d'un montant de 2,3 milliards d'euros se fait à la faveur d'une augmentation de capital de ladite filiale.

Mais ce partenariat est avant tout industriel. A travers un comité de pilotage coprésidé par Lou Jiwei, le président directeur général de CIC et moi-même, nous allons réaliser des investissements en commun en Chine comme sur l'ensemble de la zone Asie Pacifique. Le potentiel est considérable. Ces investissements s'inscriront pour notre part dans le cadre de notre enveloppe annuelle de Capex (dépenses d'investissement) de 11 milliards par an. Le CIC pourra donc apporter son complément pour la part de cette enveloppe que nous consacrerons à la Chine et à la zone Asie-Pacifique. Nos investissements en commun pourront revêtir différentes formes et notamment celle de montage financier en mezzanine. Enfin dans le cadre de ce partenariat, CIC met à disposition de GDF Suez sa sphère d'influence en Chine en premier lieu. Ainsi, grâce à CIC nous venons d'annoncer un protocole d'accord en vue d'une coopération financière avec la prestigieuse banque chinoise ICBC, qui va nous permettre de bénéficier du soutien de cette banque dans le cadre de financements de projets, notamment en Asie-Pacifique et en Chine. Cet accord couvrira l'ensemble des activités du groupe GDF Suez (gaz, électricité, eau, déchets, services d'efficacités énergétiques). Au passage, cela montre l'attractivité qu'exerce GDF Suez après d'investisseurs prestigieux.

Dans le cadre ou en marge de cet accord, GDF Suez pourrait-il être amené tôt ou tard à lever des capitaux à la Bourse de Shanghai ou sur une autre Bourse chinoise?

Ce n'est pas à l'ordre du jour. Mais si des innovations financières sur les marchés financiers chinois nous offrent des opportunités, rien ne saurait-être exclu.

En attendant l'augmentation de capital étant limitée à la filiale exploration production, elle n'a pas d'effet dilutif pour l'actionnaire GDF Suez ?

Il n'y aucun effet de dilution de quelque nature que ce soit pour le détenteur d'actions GDF Suez.

D'autres activités du groupe sont-elles appelées à des partenariat de ce type ? Et de fait la logique est-elle à la filialisation des activités de GDF Suez ?

GDF Suez est un opérateur industriel qui a de magnifiques métiers qu'il contrôle. A ce titre, le groupe a l'intégralité du contrôle de la chaîne opérationnelle de ses activités. Le groupe réduit ses participations minoritaires qu'il ne contrôle pas en les cédant -c'est ce que nous venons de faire avec la cession à CIC pour 600 millions d'euros de nos 10?% dans le terminal LNG de Trinidad et Tobago- se renforce sur ses métiers qu'il contrôle et investit dans des projets à très forte rentabilité. Moyennant quoi, GDF Suez sera encore plus industriel au terme ce programme et aura un taux d'endettement inférieur à celui que était le sien avant l'acquisition d'International Power. En deux ans, le groupe a renforcé son leadership sur les économies les plus prometteuses et a réussi à avoir le taux d'endettement le plus faible de son secteur d'activité.

La contre-performance boursière de votre groupe ces derniers mois est-elle pour vous principalement le fait des changements de règle du jeu sur la fixation du prix du gaz et de l'énergie en France? Et faut-il à plus forte raison redouter l'échéance électorale de 2012?

Les investisseurs comme nous ont besoin de stabilité et de clarté. Ils se méfient de ce qui peut être perçu comme l'arbitraire étatique. Le régulateur a exprimé en juillet sa conviction de la nécessité d'augmenter le prix du gaz en octobre. La loi exige en effet que les coûts d'approvisionnement soit intégralement répercutés dans les tarifs. Il y avait une règle dans le cadre d'un contrat de service public liant l'Etat à GDF Suez. Elle a très bien fonctionné pendant un an et demi, ce que la Bourse a apprécié. Lors du dernier mouvement tarifaire, la formule n'a plus été respectée, ce que la Bourse n'a pas aimé. Il faut se rendre à l'évidence . Nous avons besoin d'une règle du jeu claire, transparente et conforme à la loi et nous avons bon espoir d'en retrouver une prochainement.

Propos recueillis par Bruno Segré