• Compte Bancaire
    Jusqu'à 130€ offerts

    Pour une 1ère ouverture d'un Compte Bancaire
    et d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016 :

       80€ offerts* pour votre Compte Bancaire
    + 50€ offerts* pour votre Livret d'épargne BforBank
       *Offres soumises à conditions

  • Livrets
    3% pendant 2 mois

    jusqu'à 75 000€*. Et 50€ offerts sur le Livret d'épargne BforBank
    en maintenant un encours min. de 20 000€ jusqu'au 31/03/2017
    Pour une 1ère ouverture d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016
    *Offres soumises à conditions

  • Assurance-vie
    100€ offerts*

    Pour une première adhésion au contrat BforBank Vie
    jusqu'au 16 janvier 2017 avec un versement initial minimum
    de 3 000€ dont 25% minimum investis en unités de compte
    non garantis en capital.
    *Offre soumises à conditions

  • Bourse
    1 000€ de courtage remboursés
    jusqu’au 31 janvier 2017

    pour une 1ère ouverture ou transfert d'un
    compte-titres, d'un PEA et/ou d'un
    PEA-PME jusqu'au 4 janvier 2017*
    *Offre soumise à conditions

  • OPCVM
    2 000 fonds
    Sans droits d'entrée

    Avec plus de 80 sociétés de gestion françaises
    et internationales référencées

  • Crédit conso
    Vos projets n'attendent pas !

    Exclusif : votre prêt personnel BforBank

    BforBank vous propose, avec son partenaire CréditLift,
    une solution de financement flexible qui s'adapte
    à vos envies, vos besoins et votre situation.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

      En savoir plus

  • L'argent, on en parle

Transmission d'entreprise : profiter de l'embellie du marché

Le marché des cessions-transmissions d'entreprise repart. Les cédants, attentistes pendant la crise, sont de nouveau prêts à vendre.

Transmission d'entreprise : profiter de l'embellie du marché

Ces dernières années, du fait de la crise, le marché de la transmission-cession d'entreprise est resté très figé, voire atone. " Les entreprises ont en moyenne vu régresser leur chiffre d'affaires de 20 %, entraînant des baisses de rentabilité et un manque de visibilité. Cette situation a provoqué chez certains cédants un attentisme latent et nous avons constaté en 2010 une diminution de 10 % des transactions ", constate Jean-Marie Catabelle, président du CRA (Cédants et repreneurs d'affaires). Résultat, moins d'entreprises à vendre et des chiffres bien inférieurs aux 50.000 cessions d'entreprise annuelles annoncées par le gouvernement depuis des années. " Le vrai marché de la cession concerne en réalité environ 17.000 entreprises de 5 à 100 salariés. 6.000 d'entre elles sont transmises à la famille ou aux salariés, 3.000 disparaissent faute de préparation à la transmission et 6.500 sont rachetées à travers une opération de cession-reprise ", corrige Jean-Marie Catabelle. Dans la majorité des cas (60 %), les chefs d'entreprise vendent leur entreprise pour cause de départ en retraite, mais d'autres motifs, comme la réorientation professionnelle, des problèmes de santé ou de simples opportunités, poussent également les cédants à se séparer de leur affaire.

Complexité législative

De nombreux freins persistent cependant et rendent complexes les opérations de cession. A commencer par le cadre législatif, qui, bien que favorable, laisse les chefs d'entreprise démunis. " N'y connaissant rien aux aspects fiscaux et juridiques, j'ai tout confié à mon expert-comptable. Il s'est occupé de l'ensemble de la négociation car je trouvais cela trop compliqué ", confie la cédante d'une librairie-papeterie en région parisienne. Par peur d'affaiblir la position de leur affaire vis-à-vis de la concurrence, bon nombre de cédants sont également réticents à avouer leur désir de vendre. Certains attendent le dernier moment pour céder, d'autres laissent mourir leur société à petit feu. " Les mesures mises en place par le gouvernement pour alléger le coût fiscal des cessions n'ont pas eu d'impacts volumétriques sur le marché. Il faudrait simplifier davantage encore le processus pour inciter davantage de chefs d'entreprise à passer la main ", déclare Agnès Bricard, présidente de l'Ordre des experts-comptables.

Pourtant, depuis quelques mois, la situation est en train d'évoluer favorablement. La reprise économique a par exemple redonné confiance aux cédants. " Ils reviennent sur le marché, car leur entreprise a de meilleurs résultats. Ils espèrent ainsi en tirer un meilleur prix ", relate Jean-Marie Catabelle. Les repreneurs sont, eux aussi, plus nombreux. Le CRA a d'ailleurs enregistré une augmentation de 10 % des candidats, notamment en Ile-de-France et dans la région lyonnaise. " Ce phénomène est dû aux plans de licenciement en recrudescence, au chômage croissant des cadres et aux nombreux messages gouvernementaux sur l'intérêt de l'entrepreneuriat ", constate le président de l'association. Les mesures fiscales ont également bouleversé le paysage de la cession. " Le pacte Dutreil a favorisé les transmissions familiales et nous constatons une recrudescence de ce type d'opérations ", souligne pour sa part Agnès Bricard.

Hausse attendue de la fiscalité

De nouvelles dispositions comme l'élargissement des conventions de tutorat, la mise en place d'un abattement de 300.000 euros pour les transmissions à des salariés ou parents ou l'extension des exonérations pour départ en retraite devraient motiver les cédants encore hésitants. Mais il faut faire vite car d'après de nombreux experts, ces avantages ne vont pas durer. La situation en France de la dette publique et du financement des retraites va très probablement amener le gouvernement à procéder à de nouvelles majorations concernant la taxation directe ou indirecte des plus hauts revenus, des revenus de capitaux ou des gains de cession des valeurs mobilières. " La fiscalité des donations et des successions ne sera pas épargnée par les prochaines réformes. On peut s'attendre à une augmentation de 1 à 2 % des prélèvements obligatoires ", pronostique Patrice Klug, président de MK Finance, société de conseil spécialisée en cessions et acquisitions. Son conseil : profiter de la reprise économique et vendre sans attendre, de préférence avant la prochaine élection présidentielle.

Valérie FROGER