Les SCPI d’immobilier d’entreprise en grande forme

Avec une performance globale proche de 5,9 %, les SCPI continuent à offrir une prime significative sur les investissements alternatifs.

SCPI d’immobilier

Avec un rendement moyen de 5,13 % en 2013 selon les données collectées par l’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF), les 80 SCPI investies en bureaux, commerces et locaux d’activités qui sont rassemblées dans les SCPI de rendement, ont tenu leurs promesses. Avec une prime de plus de 2 % (200 points de base) sur les contrats d’assurance-vie en euro et plus de 2,8 % sur le rendement des emprunts d’État à 10 ans (2,18 % le 21 mars 2013), ces fonds immobiliers connaissent peu de rivaux alliant comme eux un profil de risque, sécurisé par un patrimoine immobilier, et un rendement aussi élevé.

Les épargnants français ne s’y trompent pas : la collecte des SCPI est au zénith avec près de 3 milliards d’euros de souscriptions l’an dernier. Leur capitalisation globale frise maintenant les 30 milliards d’euros. Une bonne santé qui tranche avec la plupart des autres produits d’épargne collective qui ont connu une baisse de leur collecte, voire de leurs encours.

SCPI : une performance globale améliorée en 2013

Si les 5,13 % de rendement de 2013 semblent afficher une légère érosion sur les 5,20 % de l‘année précédente, la prise en compte de l’évolution positive du prix moyen des parts l’an dernier, de 0, 66 %, qui succède à un effritement de 0,20 % en 2012, marque en fait une légère amélioration de la performance globale des parts de SCPI.

On peut y voir la récompense de la gestion professionnelle de ces fonds alors que le contexte du marché locatif des bureaux n’a cessé de se dégrader au cours des derniers mois, tout autant que les atouts qu’offre la mutualisation des actifs gérés. Cela ne veut pas dire que les SCPI échappent totalement à la crise. Leur taux d’occupation en porte la marque avec une vacance qui peut atteindre entre 8 et 12 % de leur patrimoine, parfois moins pour les meilleurs d’entre elles ou les plus récemment constituées.

De nouvelles sources de création de valeur

À noter que la transposition de la directive AIFM qui a élevé les SCPI au rang de fonds d’investissement alternatifs (FIA) à part entière a sensiblement renforcé les moyens des SCPI pour travailler sur leur patrimoine.

Auparavant la possibilité de se lancer dans des rénovations de leurs immeubles était jusque-là difficilement compatible avec leurs statuts ne les autorisant qu’à investir dans des actifs délivrant immédiatement des loyers.

Cette réforme est source de nouvelle création de valeur pour les porteurs de parts. Quant à leur capacité à continuer de verser des revenus à leurs associés si le climat économique continue à se dégrader, les spécialistes estiment que le taux de vacances du parc immobilier de bureau ne commencera pas à se résorber avant 18 mois. Mais les SCPI ont des réserves avec un report à nouveau de revenus non distribués qui représente généralement deux à trois mois de revenus distribués. Cette cagnotte pourra, le cas échéant, être mobilisée pour lisser la distribution aux associés en attendant la reprise.