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Retraite : les principaux points de blocage

L'opposition à la réforme se focalise sur l'évolution des deux bornes d'âge et la question de la pénibilité. Les autres mesures sont passées au second plan.

Retraite : les principaux points de blocage

Les syndicats et la gauche ont eu trois mois pour décortiquer le projet de loi de réforme des retraites et choisir leurs angles d'attaque. Ils ont focalisé leurs critiques sur l'élément central de la réforme : le relèvement des deux bornes d'âge à 62 ans et 67 ans. Autre cheval de bataille, la prise en compte de la pénibilité de certaines carrières. Les autres mesures - augmentation du taux de cotisation des fonctionnaires, nouveaux prélèvements sur les entreprises et les hauts revenus, calendrier particulier pour les régimes spéciaux -sont restées au second plan.

· 62 ans : le pilier de la réforme

Le passage de l'âge d'ouverture des droits à la retraite de 60 à 62 ans constitue le pilier de la réforme. C'est cette mesure qui permettra de réduire massivement les déficits dès son entrée en application l'an prochain. Le relèvement se fera sur sept ans, au rythme de quatre mois par an, jusqu'en 2018 pour la génération née en 1956. En décalant cette borne, on oblige une majorité de salariés à travailler plus longtemps. L'effet est massif, car 80 % des salariés qui atteignent 60 ans aujourd'hui ont cotisé plus longtemps qu'il n'est nécessaire (40,5 ans aujourd'hui, 41 ans en 2012, 41,5 ans en 2020). Ils seront bientôt obligés de rester au travail deux ans de plus.

Quelle que soit l'ampleur de la mobilisation dans les semaines qui viennent, on voit mal le gouvernement renoncer à cette mesure qui est aussi un symbole politique, puisqu'elle remet en cause la retraite à 60 ans, réforme phare du premier septennat de Mitterrand.

· 67 ans : une mesure critiquée jusque dans la majorité

L'âge auquel on peut percevoir une pension calculée sans décote va passer de 65 à 67 ans. Le rythme sera le même que pour la première borne d'âge, ce qui fait qu'elle commencera à prendre effet en 2016 (année où la génération née en 1951 aura 65 ans et 4 mois). La montée en puissance s'achèvera logiquement sept ans plus tard, en 2023 (année où la génération de 1956 aura 67 ans). Les syndicats insistent particulièrement sur cette deuxième borne d'âge lorsqu'ils veulent souligner le côté injuste de la réforme. Les salariés qui prennent leur retraite à 65 ans sont ceux qui ont eu des carrières incomplètes, argumentent-ils, et singulièrement les femmes. 84 % des personnes interrogées par Mediaprism pour le Laboratoire de l'égalité désapprouvent cette mesure, contre " seulement " 62 % pour les 62 ans.

Le gouvernement est conscient que cette disposition est la plus dure à faire passer. Y compris dans l'électorat de droite : en juillet, plusieurs députés UMP ont présenté des amendements maintenant la deuxième borne à 65 ans pour les femmes. Ils ont été rejetés en commission, mais la question reviendra en débat. Dans une interview au " Monde ", hier, le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, a même demandé qu'on " chiffre " et qu'on " analyse " la proposition de François Chérèque (CFDT), qui demande qu'on bloque le curseur à 65 ans. Plier sur ce point serait une concession énorme que le gouvernement refuse d'envisager. Moins important que les 62 ans, le décalage de la deuxième borne d'âge représente tout de même près de 4 milliards d'euros d'économies à l'horizon de 2020, presque un cinquième du total des mesures d'âge. Et un tiers des économies dès 2025.

· Pénibilité : des concessions en fonction de la mobilisation

L'autre angle d'attaque des syndicats, c'est la prise en compte de la pénibilité de certaines carrières. Le dispositif prévu actuellement est limité, puisqu'il ne concernerait que 10.000 personnes par an, soit moins de 2 % des départs. L'Elysée a promis des aménagements, sans les dévoiler pour disposer d'une marge de manoeuvre en fonction de l'ampleur de la mobilisation. Vincent COLLEN