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Retraites: le régime général du privé reste dans le rouge

Le régime général des salariés du privé restera dans le rouge à hauteur de 4 milliards d'euros en 2020 après la réforme.

Retraites: le régime général du privé reste dans le rouge
L'équilibre général du système de retraites ne sera atteint que grâce aux excédents des régimes complémentaires Agirc-Arrco et de la caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux.

La réforme des retraites vise à rétablir l'équilibre du système de retraites. Le déficit tous régimes, prévu à 32 milliards d'euros en 2010, doit être ramené à zéro en 2018, grâce au relèvement de deux ans de l'âge du départ, à de nouvelles recettes ou encore à la hausse du taux de cotisation des fonctionnaires. L'équilibre est prévu aussi pour 2019 et 2020.

Voilà pour le tableau d'ensemble. Mais, jusqu'à présent, l'exécutif n'avait pas chiffré précisément l'impact de la réforme sur chacun des régimes de retraite. Ces prévisions viennent d'être publiées dans l'avis de la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur le projet de loi. Les données sont loin d'être anodines, puisqu'elles montrent que le principal régime de retraite ne reviendra pas à l'équilibre, en dépit de la réforme.

Le déficit de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), qui concerne les 18 millions de salariés et près de 13 millions de pensionnés du secteur privé, dépassera encore 3 milliards d'euros en 2018, et atteindra 4 milliards en 2020 (voir graphique). Pour augmenter encore ensuite… En 2003, la loi Fillon visait l'équilibre pour la CNAV en 2020. Côté fonction publique d'Etat, en gelant la contribution budgétaire à son niveau actuel, le déficit du régime des fonctionnaires serait encore de 1 milliard d'euros en 2018.

" Le compte n'est pas bon "

" Cela confirme nos craintes, le compte n'est pas bon, réagit Danièle Karniewicz, la présidente (CGC) de la CNAV. Il faudra trouver des recettes supplémentaires. " La perspective d'un déficit encore élevé de la CNAV en 2020, même avec un faible chômage, pose la question de son financement. D'où les propositions des parlementaires UMP (lire ci-dessous).

En fait, l'équilibre global du système ne serait atteint que grâce à deux autres régimes. La CNRACL d'une part, qui gère les pensions des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. L'Agirc-Arrco d'autre part, régime complémentaire des salariés du privé. Ces deux caisses devraient, elles, afficher des excédents à la fin de la décennie grâce à la réforme : 3 milliards d'euros pour la première et plus de 2 milliards pour la seconde. Seulement voilà, les prévisions du gouvernement pour l'Agirc-Arrco deviendront obsolètes dès la fin de l'année. Car le régime n'est pas géré par l'Etat, mais par les partenaires sociaux. Une fois la réforme des retraites votée, fin octobre, syndicats et patronat doivent entamer une négociation sur l'avenir de l'Agirc-Arrco, qui fait planer deux incertitudes sur les chiffrages du gouvernement.

D'abord, les régimes complémentaires vont réaliser leurs propres prévisions pour les prochaines années. Ils devraient retenir des hypothèses macroéconomiques moins optimistes que l'exécutif. Du coup, les comptes seront plus dégradés. Surtout, les partenaires sociaux pourraient décider de modifier les règles en vigueur. Le Medef pourrait réclamer une baisse des cotisations des entreprises. Les syndicats plaideront pour qu'on cesse de réduire le rendement des cotisations Agirc-Arrco, qui recule tous les ans, c'est-à-dire que 1 euro de cotisation rapporte chaque année un peu moins de pension. Si l'une ou l'autre de ces solutions était retenue - ou un panachage des deux -, il n'y aurait probablement plus d'excédent de l'Agirc-Arrco en 2020. Et plus d'équilibre global des régimes de retraites.

Vincent COLLEN