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Les inégalités se creusent entre les retraités

Le niveau de vie des seniors est proche de celui des actifs. Les pensions des jeunes retraités progressent plus vite. Les revenus du patrimoine accentuent les écarts.

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En France, les 16 millions de retraités sont-ils mieux lotis que les actifs ? Une étude publiée ce matin par l'Insee bouscule de nombreuses idées reçues à l'heure où se profile une nouvelle réforme des retraites.

Elle démontre que le niveau de vie moyen des plus de 65 ans a augmenté « au même rythme » que celui des personnes d'âge actif entre 1996 et 2009. A 1.877 euros par mois en moyenne, il se situe aujourd'hui « à un niveau proche ».

Autre élément de comparaison, les seniors ont moins souvent de très faibles revenus que les 18-64 ans, le minimum vieillesse cumulé aux aides au logement leur assurant un certain plancher de revenus. C'est notamment ce qui explique que leur taux de pauvreté soit sensiblement inférieur à celui des actifs (10,4 %, contre 12,8 %). Les retraités sont, en revanche, davantage présents dans les classes moyennes.

Au-delà, l'étude met surtout en lumière l'extrême diversité des situations personnelles au sein même des retraités. C'est aujourd'hui un sujet majeur puisque le gouvernement envisage de mettre à contribution une partie des seniors pour rétablir l'équilibre financier du système des retraites et pour financer la dépendance.

Au cours des quinze dernières années, le niveau de vie des « jeunes » seniors a progressé bien plus vite que celui de leurs aînés, constate l'Insee. Résultat des courses, le niveau de vie moyen des plus de 75 ans est aujourd'hui inférieur de 11 % à celui des 65-74 ans, alors qu'il était quasi comparable il y a une quinzaine d'années.

« Les personnes seules ont un niveau de vie plus faible »

Plusieurs raisons expliquent cette tendance.

D'abord, les nouveaux retraités, « et particulièrement les femmes, bénéficient de carrières salariales de plus en plus complètes et arrivent à la retraite avec des niveaux de pension, et donc de niveau de vie, de plus en plus élevés », expliquent les auteurs de l'étude.

La généralisation progressive de régimes complémentaires obligatoires, la mise en place de droits familiaux et des minima de pensions a également joué.

Dans le même temps, la progression des pensions des plus âgés est limitée par une revalorisation indexée sur l'évolution des prix (et non plus des salaires) ainsi que par le vieillissement démographique, avec des personnes veuves plus nombreuses.

« Or les personnes seules ont un niveau de vie plus faible, car elles ne bénéficient pas des économies d'échelle procurées par la vie en couple et leurs pensions de retraite sont en général plus faibles en raison de la proportion élevée de femmes, notamment très âgées, qui ont moins cotisé pour leur retraite durant la vie active », indique l'étude.

En conséquence, le taux de pauvreté des plus de 75 ans a sensiblement augmenté en quinze ans (notamment chez les femmes isolées) pour s'élever à 13 %, contre 7,7 % chez les « jeunes retraités ».

Au-delà des différences liées à l'âge, le dynamisme des revenus du patrimoine a contribué à creuser les inégalités : « Les inégalités se sont accrues par le haut chez les jeunes seniors comme chez leurs aînés, avec la hausse des revenus du patrimoine », explique l'Insee.

Le patrimoine comptait, en 2009, pour près de la moitié du niveau de vie des 10 % les plus aisés des retraités, contre un quart chez les 65-74 ans et un tiers pour les 75 ans et plus en 1996.
 

Frédéric Schaeffer - Les Echos