Qu'est-ce que le taux de remplacement ?

Le taux de remplacement, c'est le rapport entre le montant des revenus de l'activité et celui des pensions de retraite. Il est toujours synonyme de perte de revenus.

Retraite : qu'est-ce que le taux de remplacement ?

Taux de remplacement ? définition et utilisation

Quelques mois avant de cesser leur activité, tous les futurs retraités se posent la même question : que vais-je toucher à la retraite ? Ils s’inquiètent, à juste titre, d’une perte conséquente de pouvoir d’achat. Quelques calculs plus tard, après avoir consulté un conseiller retraite ou avoir analysé minutieusement leur relevé de carrière, la plupart des assurés sociaux constateront qu’en effet la différence entre leurs revenus nets, après impôts, de la dernière année d’activité et les pensions reçus des régimes de base et complémentaires obligatoires, est significative.

C’est ce rapport entre le montant des revenus d’activité et celui des pensions servies par les régimes de retraite de base et complémentaires qu’on appelle « taux de remplacement ». Il se dégrade au fil des générations et s’il avoisine aujourd’hui les 70 % pour les salariés payés toute leur carrière au SMIC, il n’est, en moyenne que de 60 % pour les cadres qui ont eu une vie professionnelle linéaire. Ces derniers se féliciteront d’avoir eu la chance de pouvoir se constituer une épargne retraite : elle constituera un plus appréciable et fera grimper le taux de remplacement souvent de manière importante.

Épargner, une nécessité toujours ressentie, souvent difficile à satisfaire

Tous les assurés sociaux ressentent un fort besoin d’épargner pour financer leur retraite, les études réalisées dans ce domaine sont formelles : seulement un peu plus d’un tiers d’entre eux déclarent passer à l’acte, c’est-à-dire préparer leur retraite par des versements réguliers sur un compte ouvert à cet effet ou par tout autre moyen.

Les autres qui reconnaissent pourtant qu’ils sont préoccupés par un taux de remplacement inférieur à 50 %, voire à 40 %, font des choix différents, contraints quand leurs revenus sont juste suffisants pour faire face à leurs dépenses incompressibles - leur consommation courante - ,ou volontaires quand ils donnent priorité à l’éducation de leurs enfants par exemple.

C’est le cas en particulier des non-cadres. Ils ont plus souvent eu des « accidents de parcours » au cours de leurs quarante années et plus de carrière et ont ainsi un taux de remplacement qui est encore inférieur au taux de remplacement moyen qui, pour ces salariés, se situe autour de 45 %. Une situation compliquée et qui ne connaîtra pas d’amélioration à court ou à moyen terme.

À noter
Pour les fonctionnaires, on constate une très grande hétérogénéité des taux de remplacement. Elle est due en grande partie à la façon dont sont  prises en compte les rémunérations accessoires au traitement indiciaire - les primes - perçues au cours de la carrière professionnelle et cela malgré leur intégration, depuis la réforme des retraites de 2003, dans les cotisations versées pour le régime de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP).

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