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BforMag

Gestion passive ou gestion active, entre les deux mon cœur balance ! 

2026-05-26

Si la gestion indicielle passive représente plus de 50 % des encours aux Etats-Unis et près de 30 % en Europe, la gestion active de conviction a la vie dure ! Dans certains cas, elle est même attrayante. 

Alors que les fonds classiques ne cessent de perdre du terrain, le match paraît définitivement tourner à l’avantage des véhicules pilotés passivement, à savoir les fonds indiciels et les ETF, leur version cotée en Bourse. Les indices, qui sont structurellement haussiers, sont de plus en plus difficiles à battre au fur et à mesure que le temps passe. Ils n’ont pas d’états d’âme, sont pleinement investis et se renouvellent régulièrement. 

Comme, de surcroît, les ETF ont des frais de gestion annuels très bas (de 0,45 % à… 0,03 %), les fonds dont les commissions de gestion sont généralement comprises entre 1 % et 2 % ont du mal à soutenir la comparaison. Sept gestionnaires indépendants (BDL CM, Carmignac, CIAM, Comgest, Ed. de Rothschild AM, IVO CP et Moneta AM) ont publié un Livre blanc sur la gestion active. « La gestion d’actifs européenne, est-il souligné dans l’ouvrage, traverse un moment de bascule silencieux. L’allocation du capital s’est progressivement transformée en une mécanique de flux déconnectée de l’analyse économique et du financement de l’économie réelle. » 

 

Concentration sans précédent 

Le rapport met aussi en lumière que, dans l’univers obligataire, la gestion passive est inadaptée aux réalités de liquidité et de risque. Il faut savoir que les indices obligataires sont pondérés par le niveau d’endettement. Autrement dit, les émetteurs les plus endettés sont surreprésentés. Idem pour les actions : la gestion passive dirige automatiquement les capitaux vers les entreprises dominantes, indépendamment de leur valorisation et de leur profil de risque. « Cette logique d’allocation, font observer les rédacteurs du Livre blanc, alimente une concentration sans précédent des indices. Il en résulte une homogénéité croissante des portefeuilles, tous exposés aux mêmes méga-capitalisations, aux mêmes secteurs et aux mêmes facteurs de risque. » 

Néanmoins, si la gestion active réduit la dépendance aux titres surpondérés et restaure une allocation du capital fondée sur l’analyse fondamentale, un constat s’impose : « Depuis 2007, sur des périodes de dix ans, la moyenne des fonds d'actions actifs surpasse, selon le Baromètre Morningstar, l'indice de référence dans 17,6 % des cas. » En pratique, mieux vaut privilégier les ETF dans les marchés les plus larges et réserver la gestion active aux obligations et aux stratégies de niche. 

Il existe de bons fonds actifs, à l’instar de Moneta Multi Caps (code Isin : FR0010298596), pour un panachage de capitalisations en zone euro, Indépendance France Small & Mid (code Isin : LU0131510165), pour les petites et moyennes valeurs françaises, et Omnibond (code isin : FR0011147594), pour les obligations euro. Et de bons ETF, comme SPRD MSCI All Country World Investable Market (code Isin : IE00B3YLTY66), pour les actions internationales, Ossiam S&P 500 (code Isin : LU2997383372), pour les actions américaines, et Amundi Core Stoxx 600 (code isin : LU0908500753), pour les actions européennes. 

Michel Lemosof

Publié le 27/05/2026Modifié le 27/05/2026

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