• Compte Bancaire
    Jusqu'à 130€ offerts

    Pour une 1ère ouverture d'un Compte Bancaire
    et d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016 :

       80€ offerts* pour votre Compte Bancaire
    + 50€ offerts* pour votre Livret d'épargne BforBank
       *Offres soumises à conditions

  • Livrets
    3% pendant 2 mois

    jusqu'à 75 000€*. Et 50€ offerts sur le Livret d'épargne BforBank
    en maintenant un encours min. de 20 000€ jusqu'au 31/03/2017
    Pour une 1ère ouverture d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016
    *Offres soumises à conditions

  • Assurance-vie
    100€ offerts*

    Pour une première adhésion au contrat BforBank Vie
    jusqu'au 16 janvier 2017 avec un versement initial minimum
    de 3 000€ dont 25% minimum investis en unités de compte
    non garantis en capital.
    *Offre soumises à conditions

  • Bourse
    1 000€ de courtage remboursés
    jusqu’au 31 janvier 2017

    pour une 1ère ouverture ou transfert d'un
    compte-titres, d'un PEA et/ou d'un
    PEA-PME jusqu'au 4 janvier 2017*
    *Offre soumise à conditions

  • OPCVM
    2 000 fonds
    Sans droits d'entrée

    Avec plus de 80 sociétés de gestion françaises
    et internationales référencées

  • Crédit conso
    Vos projets n'attendent pas !

    Exclusif : votre prêt personnel BforBank

    BforBank vous propose, avec son partenaire CréditLift,
    une solution de financement flexible qui s'adapte
    à vos envies, vos besoins et votre situation.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

      En savoir plus

  • L'argent, on en parle

En Europe, la crise favorise la convergence fiscale

La crise économique, qui a étalé au grand jour les faiblesses financières de l'Union européenne, semble au moins avoir eu un aspect positif : les balbutiements d'une convergence fiscale en Europe.

En Europe, la crise favorise la convergence fiscale

La fiscalité en Europe - Juin 2010A quelque chose, malheur est peut-être bon. La crise économique, qui a étalé au grand jour les faiblesses financières de l'Union européenne et a semé la zizanie sur le Vieux Continent en matière de politique économique, semble au moins avoir eu un aspect positif : on assiste aux balbutiements d'une convergence fiscale en Europe. C'est en tout cas ce qu'on constate à la lecture de l'étude sur la fiscalité européenne, présentée par Eurostat, l'institut européen de statistiques.

Aucun volontarisme politique, toutefois, dans cette amorce de rapprochement des politiques fiscales européennes. Comme l'explique Irena Tvarijonaviciute, en charge des statistiques financières à la Commission, "la crise a poussé les Etats à faible pression fiscale à relever les prélèvements pour réduire leur déficit en même temps qu'elle incitait les pays les plus redistributeurs à prélever moins d'impôts pour soulager les particuliers comme les entreprises". De fait, parmi les pays qui ont récemment défrayé la chronique en raison de la déliquescence de leurs finances publiques, plusieurs se targuaient, jusqu'à un passé récent, de leur fiscalité attractive. L'Irlande, paradis des investisseurs avec sa pression fiscale à 29,3% du PIB (contre une moyenne de 39,7% en zone euro), a notamment une taxation du capital représentant seulement 15,7% du PIB (soit 11 points de moins que la zone euro). Avec un déficit public prévu autour de 14% du PIB, elle ne doit d'avoir évité les foudres des marchés qu'aux mesures d'extrême rigueur qu'elle a mises en place. La Roumanie, avec sa "flat tax" à 16 % du PIB destinée à attirer les entreprises étrangères, est aujourd'hui dans la tourmente, obligée elle aussi de prendre des mesures drastiques pour obtenir l'aide du FMI. On pourrait ajouter que la Grèce prélevait aussi peu d'impôts (32,6% du PIB, contre 39,3% en zone euro), notamment sur la consommation.

 

Un continent à fiscalité élevée

Mais la tendance à une certaine convergence était déjà visible avant la crise. De manière naturelle, les pays à forte fiscalité ont fait un effort pour redevenir "compétitifs". La Suède est passée de 51,8% à 47,1% entre 2000 et 2008, tandis que la Finlande tombait de 47,2% à 43,1 %. Dans le même temps, Chypre et Malte passaient respectivement de 30% à 39,2% et de 28,2 à 34,5%. On constate également que les pays d'Europe du Sud, fragilisés financièrement, taxent peu la consommation. Un domaine dans lequel la France est aussi en dessous de la moyenne européenne (19,1% contre 21,5% en zone euro), alors qu'elle est largement au-dessus en matière de fiscalité sur le travail (41,4% contre 34,2%) et sur le capital (38,8 % contre 26,1 %). Enfin, l'Europe reste, globalement, un continent à la fiscalité élevée, notamment par rapport aux Etats-Unis et au Japon, qu'elle dépasse d'un tiers en la matière.

 

Gabriel GRESILLON