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Les fonds en euros à la peine

Les rendements devraient baisser à 3 % ou 3,1 % en 2011. Une fois les prélèvements sociaux et l'inflation déduits, il reste au mieux... 1 %.

assurance-vie, les fonds en euros à la peine BforBank

Il n'y a pas si longtemps, en 2000, l'assurance-vie servait des rendements nets de 5,3 % en moyenne. Dix ans plus tard, fin 2010, ce taux n'est plus que de 3,4 %. Et la baisse n'est pas finie. "Pour 2011, nous anticipons des rendements situés principalement dans une fourchette située entre 3 et 3,1 %", avance Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet de conseil Facts & Figures. Des chiffres confirmés par Gilles Ulrich, directeur général du Conservateur, qui table sur une baisse comprise entre 0,2 et 0,5 point selon le comportement de la Bourse d'ici à la fin de l'année. Pour comprendre ces prévisions, un détour sur le fonctionnement d'un fonds en euros s'impose.

Comme votre capital est garanti à tout moment, les emprunts d'États ou d'entreprises représentent 80 % des placements effectués par les compagnies. Avec un tel poids, l'essentiel des revenus financiers est issu des coupons servis par ces obligations. Or, les taux d'intérêt suivent une tendance baissière. Quand les emprunts arrivent à échéance, ils sont donc remplacés par des titres moins rémunérateurs. L'obligation de l'État français n'offre plus que 2,6 % sur dix ans en 2011 (contre de 5 % à 5,6 % en 2000) et les sociétés privées empruntaient à 3,8 % en moyenne au premier semestre 2011 (contre 5,7 % en 2000). En juillet, s'est ajoutée la restructuration de la dette de la Grèce qui pourrait amputer de 0 à 0,4 centime le rendement, selon les compagnies. C'est grâce aux 20 % d'actifs restants (immobilier, actions) que les assureurs compensent l'érosion des revenus.

Erosion régulière

Mais là encore, le cru 2011 s'annonce peu propice. A partir de juillet, le CAC 40 a dévissé, passant de 4.007 points le 1er juillet à 2.982 le 1er octobre, soit une chute de 25,5 % en trois mois. Difficile de dégager des plus-values dans ces circonstances. Reste une dernière issue : la provision pour participation aux excédents (PPE) qui permet de lisser les résultats entre les bonnes années et celles plus difficiles. Mais pour cela, "il faudrait que la crise soit passagère", nuance Gilles Ulrich. Or, l'embellie n'est pas pour demain. "On ne s'attend pas à une remontée significative du marché actions, faute de moteurs à la hausse, et les taux d'intérêt vont rester relativement bas", confirme Bernard Le Bras, directeur exécutif de Suravenir.

Avec l'érosion régulière du rendement, les fonds en euros parviennent à peine à mettre votre épargne à l'abri de l'inflation. Tout d'abord, il faut déduire les prélèvements sociaux de 13,5 %. La rémunération réelle de votre épargne n'est plus que de 2,68 % au lieu de 3,1 %. Pour autant, il s'agit d'un rendement garanti. Ensuite, il faut compter avec le regain de l'inflation à 2,2 % sur un an (chiffre à fin août 2011). Résultat : la rémunération réelle sera inférieure à 1 % cette année. L'équation pourrait être encore plus difficile l'année prochaine. "Pour 2012, les perspectives de rendement peuvent être positionnées, à ce jour, dans une fourchette allant de 2,7 % à 3,1 % pour le gros du marché", anticipe Cyrille Chartier-Kastler.

Vittoria DE BAGNOLO