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Décryptage : les crypto-monnaies, pourquoi ça baisse en ce moment ?
Bitcoin, Ethereum, altcoins… Pourquoi les crypto-monnaies baissent-elles en ce moment ? On décrypte les causes et les réflexes à garder en tête.
Si vous ne deviez retenir que 2 infos :
Certaines cryptos ont fortement baissé au cours des derniers mois.
Elles restent malgré tout incontournables pour diversifier un patrimoine.
Si le Bitcoin est une des cryptos les plus connues, il en existe des dizaines d’autres comme l’Ethereum ou encore ce qu’on appelle les altcoins (Tezos, Ripple…). Derrière ces noms barbares se cachent des actifs virtuels et très volatils.
Pourquoi le marché des crypto-monnaies baisse-t-il en ce moment ?
Après avoir fortement monté, ces cryptoactifs ont en effet vu leur cours reculer ces derniers mois. Après son record d’octobre 2025 autour des 126 000 dollars, le Bitcoin a ainsi perdu la moitié de sa valeur. Au moment où nous rédigeons cet article, il cote autour de 70 000 dollars après être redescendu vers les 60 000 dollars.
Si certains observateurs ont pu, à un moment, considérer les cryptos et, en premier lieu, le Bitcoin comme un actif refuge – on a même parlé de nouvel « or numérique » – ce point de vue est battu en brèche par ceux qui arguent que le cours de cryptos est corrélé aux évolutions de marché. En d’autres termes, lorsque les investisseurs deviennent averses au risque, ils vendent les actions… mais ne se reportent pas automatiquement sur les cryptos qui suivent les variations de marché.
Quels facteurs font chuter le Bitcoin et les autres cryptos ?
Dans une note d’analyse publiée sur son site, le cabinet EY évacue ainsi les explications d’ordre technique : « Aucun piratage, aucune fraude, aucune faillite majeure. Ce qui s’est passé est plus simple : les investisseurs ont levé le pied sur le risque. »
En bourse, cette aversion des investisseurs au risque porte un nom : on parle d’un mouvement « risk-off ». Ce dernier n’est pas propre aux cryptos mais doit être relié à une attitude de prudence généralisée qui trouve son origine dans plusieurs évènements : des politiques monétaires potentiellement plus strictes, les doutes sur les valorisations des valeurs technologiques et de l’intelligence artificielle ou, plus récemment, le conflit en Iran.
Toutefois, EY rappelle que le Bitcoin « continue d’être un actif difficile à classer » et que sa corrélation avec les autres marchés « varie selon les contextes ». À ce stade, on peut donc se contenter de formuler des hypothèses.
Faut-il s’inquiéter quand on a déjà investi ?
Malgré cette volatilité, comme le rappelle le journal Les Echos, il reste difficile d’ignorer les crypto-monnaies. D’une part, parce qu’elle « font partie du paysage financier et participent à la diversification d'un patrimoine ». D’autre part, parce que les crypto-actifs reposent sur une technologie, la blockchain, qui induit des transformations plus profondes. « Les gains sont désormais tangibles : automatisation des processus, règlement quasi instantané, réduction du capital immobilisé, simplification du post‑trade, amélioration de l’expérience client, optimisation de la trésorerie. », relève ainsi EY.
Que ce soit pour les investisseurs en direct ou les acteurs patrimoniaux, qui cherchent à capter de la valeur au profit de leurs clients, il faudra donc sans doute continuer de compter à l’avenir avec les crypto-monnaies, malgré des performances en demi-teintes au cours des derniers mois.



