Des fonds à suivre pour s’exposer au Japon
Après nombre de plans de relance, le Japon est sorti de l’ornière. La Bourse de Tokyo a retrouvé sa place dans les portefeuilles internationaux. Des fonds permettent de tirer parti de son nouvel éclat.
Nikkei 225 vient de toucher un plus-haut historique, à 57.650 yens. Beaucoup de conditions semblent réunies pour que la tendance haussière se prolonge. Le pays du Soleil-Levant est redevenu attrayant pour beaucoup d’investisseurs institutionnels qui veulent bénéficier des réformes engagées, de l’amélioration de la gouvernance, de l’augmentation des dividendes et de la dynamique des rachats d’actions.
« A l’issue d’élections législatives anticipées, fait observer dans un point macroéconomique Romane Ballin, gérante chez Auris Gestion, la Première ministre de l’archipel, Sanae Takaichi, a remporté une large victoire. Son parti dispose d’une majorité pour mettre en œuvre une politique budgétaire expansionniste. » Le marché a salué les mesures de soutien à la consommation, en dépit d’interrogations sur leur financement et d’une dette publique élevée (plus de 230 %). « Sous réserve que la Constitution soit modifiée, fait pour sa part remarquer dans son Eco du matin Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBPAM, les dépenses militaires devraient atteindre 2 % du PIB. » Pour le stratégiste, les valeurs domestiques devraient mieux se comporter que les valeurs exportatrices…
Des sous-évaluations à mettre à profit
Chez HMG Finance, Sabine Girault, gérante du fonds HMG Japan (code Isin : FR001400U4Q7), qui s’adjuge 24 % sur un an, est optimiste : « L’an dernier, indique-t-elle dans un Podcast de Patrimoine24, nous avions fait le pari que le frémissement, jusqu’alors cantonné aux grandes valeurs, allait se propager aux petites et moyennes capitalisations. Il y a 600 actions décotées de plus de 20 % par rapport à leur actif net comptable ! »
Noté 5 Etoiles par Quantalys et Morningstar, le FF Japan Value Fund (code Isin : LU0413543058), que gère Fidelity, est plus connu. Créé il y a vingt ans, il pèse aujourd’hui près de 3 Md€ d’actif ! « Nous nous concentrons, précise dans un reporting son gérant, Min Zeng, sur les sociétés sous-évaluées par rapport à la qualité de leur bilan, leur flux de trésorerie et leur potentiel de croissance des revenus. » Principales lignes : Hitachi, Sumitomo Mitsui Financial Group et Toyota Motor. D’autres véhicules, à l’image d’Amundi Equity Japan Target (code Isin : LU0568583420), que pilote Naofumi Harukawa, Longchamp Dalton Japan Long Only (code Isin : FR0013321965), dont la conduite est déléguée à un gestionnaire… californien, et M&G (Lux) Japan Fund (code Isin : LU1670626446), qui a également aux commandes une équipe chevronnée, paraissent eux aussi bien orientés.
Enfin, il faut citer l’ETF Amundi PEA Japon (code Isin : FR0013411980), qui présente l’originalité d’être éligible au PEA, avec des frais de gestion limités à 0,20 % par an. « Afin de répliquer le Topix, est-il expliqué dans une présentation, le fonds échange par contrat la performance d’actifs éligibles qu’il détient (Airbus SE, Wolters Kluwer, AL Sydbank, Prosus, ASM International…) contre celle de l’indice. »
