BforMag
Le salaire émotionnel : ce que votre travail vous « paye » sans jamais l’écrire sur la fiche de paie
Si le salaire a bien évidemment son importance, d’autres critères intangibles peuvent entretenir la fidélité et l’engagement des collaborateurs. Quels sont-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ?
Si vous ne deviez retenir que 2 infos :
Le salaire émotionnel correspond à la rémunération invisible.
Le bien-être au travail est une composante essentielle.
Les employés accordent une plus grande valeur à des éléments. C’est ce qu’on appelle le salaire « émotionnel ».
Qu’est-ce que le salaire émotionnel ?
Le « salaire émotionnel » regroupe l’ensemble des composantes qui fondent l’attachement au métier et au collectif d’entreprise. En d’autres termes, le salaire émotionnel correspond à la somme de l’ensemble des éléments de rémunération invisible qui donnent envie de se lever le matin pour aller au bureau !
Quels sont les exemples concrets de salaire émotionnel en entreprise ?
La composition et la définition du salaire émotionnel restent éminemment subjectives d’une personne à l’autre. On peut notamment citer l’ensemble des avantages salariaux tels que la flexibilité des conditions de travail, le nombre de congés payés accordés, ou les à-côtés (fête de fin d’année, repas entre collègues…).
L’ambiance de bureau joue également un rôle clé. Le sourire d’un collègue ou un fou-rire à la pause-café peuvent jouer un grand rôle dans la motivation quotidienne. Et ces éléments intangibles ne se décrètent pas au niveau du management de l’entreprise.
En revanche, les managers ont la main sur l’autonomie au travail, le sentiment d’autodétermination du salarié, le sentiment qu’il a de maîtriser son métier et d’avoir une marge de manœuvre dans la prise de décision. Ces éléments, qui peuvent être favorisés par une culture RH bienveillante et horizontale, sont de nature à augmenter la valeur perçue du salaire émotionnel.
Pourquoi le salaire émotionnel est-il devenu essentiel ?
La crise sanitaire liée à la Covid-19 a bouleversé le rapport au travail, notamment chez les jeunes générations. La quête de sens et le télétravail ont modifié la perception du travail et de ce qui compte vraiment dans l’entreprise.
« Pour réussir, les dirigeants devront faire des choix difficiles sur plusieurs dimensions et se poser des questions clés dans trois domaines : organisation du travail, talents, structure organisationnelle et culture. », estiment par exemple les experts de Deloitte dans une étude récente. Et d’ajouter : « Alors que les efforts actuels pour repenser les activités à faible valeur ajoutée ou non essentiel semblent échouer, comment les dirigeants/responsables des ressources humaines et les collaborateurs peuvent-ils repenser la structure organisationnelle, afin de libérer du temps pour un travail nouveau, améliorer le bien-être et accroître la réactivité face aux changements et défis du marché ? »
L’augmentation du salaire émotionnel est devenue de façon indéniable un levier pour développer le capital humain.



