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L’or de nouveau dans les starting-blocks 

2026-10-21

En 2026, après un doublement des cours en deux ans, l’or s’effrite, freiné par la hausse des rendements obligataires. S’y intéresser, notamment au travers de fonds spécialisés, peut s’avérer judicieux.

Depuis la fin de la convertibilité du dollar en or, en 1971, l’once de métal précieux – 30,1035 grammes – s’est octroyé près de 9 % par an. Fin janvier 2026, elle a atteint un pic historique à 5 594 $. Depuis, sous les prises de bénéfice, elle a reculé de 26 %. Dans l’exercice en cours, le repli se limite toutefois à 4,5 %. 

L’or est une police d’assurance contre le désordre monétaire, ainsi qu’une valeur refuge contre l’inflation, les tensions géopolitiques ou la défiance envers le billet vert. Les facteurs de soutien sont les achats des banques centrales, la diversification de la demande (bijouterie, industrie, thésaurisation…) et les flux de souscriptions vers les produits cotés adossés au métal jaune (plus de 30 milliards de dollars au troisième trimestre). « L’appétit des banques centrales pour l’or ne faiblit pas, souligne dans une analyse Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. La banque centrale polonaise aurait acquis 25 tonnes en septembre. Son objectif de 700 tonnes est désormais à portée de main. » 

En outre, le marché du métal fin, dont la croissance annuelle progresse lentement en termes d’extraction, est étroit. Ce qui rend peu probable l’éventualité d’un plongeon. Le World Gold Council chiffre à 216 265 tonnes métriques le stock mondial au-dessus du sol, ce qui correspond à une capitalisation boursière proche de 30 000 milliards de dollars (moins de huit fois la dette de la France). 

Un avantage rare 

La plupart des professionnels préconisent de détenir au moins 5 % d’un patrimoine financier en or. Les ETC (Exchange-Traded Commodities) iShares Physical Gold (code Isin : IE00B4ND3602), dont l’encours excède 38 milliards de dollars, Invesco Physical Gold (code Isin : XS2183935274), couvert contre le risque de change, Xtrackers Physical Gold (code Isin : DE000A2T0VU5), dont la performance annualisée sur cinq ans est de +19 %, et Amundi Physical Gold (code Isin : FR0013416716), basé sur le cours de l’or déterminé par la London Bullion Market Association, peuvent retenir l’attention. 

Il existe aussi des fonds classiques, comme Schroder Global Gold (code Isin : LU1223083087), Jupiter Gold & Silver Fund (code Isin : IE00BYVJR916) et EdR Goldsphere (code Isin : FR0010664086). « La volatilité récente de l’or ne remet pas en cause les fondamentaux, estime dans une analyse sectorielle Christophe Foliot, gérant actions internationales chez Edmond de Rothschild AM. Le premier d’entre eux est la situation des finances publiques. Les déficits se creusent. Les niveaux d’endettement atteignent des sommets. La capacité des Etats à supporter cette dette suscite de plus en plus d’interrogations. Dans ce contexte, l’or conserve un avantage rare : il n’est la dette de personne et ne dépend de la solvabilité d’aucun émetteur. » 

Citons encore CPR Invest - Global Gold Mines (code Isin : LU1989765471) et Amundi Actions Or (code Isin : FR0012336683), que pilote Arnaud Du Plessis. Leurs cinq premières lignes sont Agnico Eagle Mines, Newmont, Franco Nevada, Wheaton Precious Metals et AngloGold Ashanti. 

Michel Lemosof

Publié le 21/10/2026Modifié le 21/10/2026

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