L’or et les fonds aurifères n’ont sans doute pas épuisé leur potentiel
Après trois années d’une spectaculaire accélération, l’once d’or s’est hissée le 29 janvier à 5.594 $, avant de perdre 10 %. Aujourd’hui, les investisseurs se demandent quoi faire. Eléments de réponse.
Battant record sur record, l’once de métal jaune s’adjuge 164 % en trois ans ! Beaucoup d’épargnants se posent la question de savoir si un mouvement baissier est enclenché, après le recul de 9,7 % du 30 janvier 2026, ou si le métal fin va repartir de l’avant. Pour l’instant, il convient de constater que les cours se sont stabilisés. Peut-être parce qu’il y a, par exemple, une défiance vis-à-vis de l’engouement pour les valeurs liées à la défense ou à l’intelligence artificielle.
« Il faut détenir de d’or, affirmait le 24 janvier l’éditorialiste d’Investir. Je recommande d’exposer 6 % de ses actifs financiers au métal jaune, seul refuge dans les moments de tensions extrêmes. Les pays du Sud ont réduit leurs achats d’emprunts d’Etat américains pour acquérir de l’or. Les Européens, qui détiennent 40 % de la dette américaine, pourraient bien se montrer plus réticents à continuer d’en acheter. Pour cette année, je vise 5.400 $ l’once. »
Et de préconiser l’ETC (Exchange Traded Commodities) Amundi Physical Gold (code Isin : FR0013416716), qui pèse plus de 11 milliards d’euros, et l’action Newmont (code Isin : US6516391066), dont les réserves prouvées représentent plus de vingt ans de production (sans parler de ses richesses en cuivre).
Rareté et liquidité
Au-delà de la géopolitique, de la spéculation et des sursauts de volatilité, la perte de confiance dans le dollar, le creusement des déficits budgétaires et les achats des banques centrales (863 tonnes en 2025 !) sont susceptibles de soutenir les cours de l’or. Déjà, l’an dernier, selon le World Gold Council, la demande d’or planétaire, a pour la première fois, franchi la barre des 5.000 tonnes !
Samantha Dart, coresponsable de la recherche matières premières chez Goldman Sachs (un nom prédestiné !), se fixe un objectif de 5.400 $ l’once d’ici à la fin de l’année. « Une prévision qui, a-t-elle déclaré dans Les Echos, s’explique par l’importance des achats des banques centrales émergentes et par une augmentation des encours des produits indiciels cotés adossés à l’or [+ 800 tonnes en 2025 !] ». La Deutsche Bank, elle, table sur un prix de 6.000 $ pour la fin de l’année…
Les fonds Schroder Global Gold (code Isin : LU1223083087), Edmond de Rothschild Goldsphere (code Isin : FR0010664086), DWS Gold and Preioux Metals Equities (code Isin : LU0273159177) et Franklin Gold and Precious Metals (code Isin : LU0496367763) font partie du haut de panier. C’est aussi le cas d’Amundi Actions Or (code Isin : FR0012336683), que gère Arnaud du Plessis, dont la référence est le NYSE Arca Gold Miners Index et qui détient des titres comme Agnico Eagle Mines, Newmont, Barrick Mining, Franco-Nevada et AngloGold Ashanti.
Laissons le dernier mot à François Delassus, consultant chez Or en Cash, qui, dans un entretien sur B Smart, a indiqué : « Les fondamentaux qui supportent la hausse de l’or sont toujours là. Il ne faut pas oublier non plus que l’or est un actif rare, liquide et sans risque de défaut. »
