Sondage : 9 Français sur 10 anticipent un impact du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation
Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 90 % des Français déclarent anticiper un impact négatif de la guerre au Moyen-Orient sur l'inflation et le pouvoir d'achat. Cela peut avoir de nombreuses conséquences pour l’investisseur (baisses de taux, valorisation des actifs financiers…).
Si vous ne deviez retenir que 2 infos :
Les Français estiment que la crise au Moyen-Orient aura des conséquences durables sur le niveau des prix, leur pouvoir d’achat et plus globalement l’économie et le chômage.
Le risque de pénuries d’essence est au cœur des inquiétudes.
Un impact négatif sur l’économie et le pouvoir d’achat
Si 9 Français sur 10 estiment que la guerre au Moyen-Orient aura un impact négatif sur le pouvoir d’achat, ils sont également nombreux à anticiper des conséquences plus globales pour l’économie. 87 % des Français s’attendent ainsi à ce que la guerre ait un impact négatif sur la croissance, 81 % sur la Bourse française et 80 % sur la dette.
Pour les Français interrogés, la guerre n’aura pas que des conséquences abstraites. Le conflit aura bel et bien des répercussions néfastes sur leur quotidien alors que 63 % des sondés s’attendent à des conséquences sur le chômage et 58 % sur les salaires.
« Le pronostic d’un impact négatif sur l’économie française est majoritaire dans toutes les catégories de population et électorats. A noter que les ménages ayant une situation financière tendue sont 68 % à s’inquiéter des conséquences sur les salaires (10 points de plus que la moyenne). », complètent les auteurs du sondage.
Le prix des carburants au centre des préoccupations
Sans surprise, les Français sont particulièrement inquiets au sujet du prix des carburants et de certaines matières premières. Plus des deux tiers (67 %) des personnes interrogées pensent qu’il y aura des pénuries d’essence au cours des prochains mois. Et 61 % d’entre eux tablent sur une hausse du prix de produits de base comme l’aluminium, l’acier ou le plastique.
Conscients de l’interpénétration des chaînes de production mondiales, les Français voient également plus loin : « 48 % craignent également pour les engrais et 40 % pour certains produits technologiques comme les smartphones. »
Des conséquences néfastes… mais aussi durables
Autre point important sur lequel insiste ce sondage : les Français sont convaincus que les conséquences du conflit au Moyen-Orient sont durables et ne disparaîtront pas en l’espace de quelques semaines : « 41 % estiment que cela va durer plusieurs mois, 28 % plusieurs années et 24 % qu’il s’agit d’une crise durable et structurelle qui ne permettra pas de retrouver la situation d’avant-crise. »
Par conséquent, les Français sont globalement inquiets pour leur pouvoir d’achat et les anticipations d’inflation semblent avoir tendance à s’ancrer un peu plus haut.
