Petite croissance française deviendra récession

Succession de révision à la baisse des perspectives de croissance hexagonale… la France rentrerait même en récession. Détails des chiffres connus.

Petite croissance française deviendra récession BforBank

Lundi 24 octobre, l'annonce serait presque passée inaperçue, au sein d'une actualité très anxiogène sur les marchés, vécue depuis un bon moment. Mais elle pèse néanmoins : la France risque de rentrer en récession. Cette déclaration est venue nourrir l'annonce faite vendredi par l'Insee sur la dégradation du climat des affaires.

Hier, le cabinet Markit achevait de semer le doute en publiant les indices PMI qui venaient confirmer un fort ralentissement économique. D'après Les Échos, les indicateurs de l'agence prouvent que "l'activité s'est contractée dans l'Hexagone en octobre, du fait d'une forte baisse dans les services et d'un nouveau recul de la production manufacturière. 'Le secteur privé français vacille', souligne l'économiste de Markit".

Néanmoins, la France n'est pas la seule touchée par cette baisse d'activité. Ainsi, Le Figaro relève que l'Allemagne serait également touchée. Plus globalement, des économistes envisagent un risque de récession pour l'ensemble des économies avancées.

Croissance revue à la baisse

Valérie Pécresse, ministre du Budget, n'exclut pas de revoir à la baisse les prévisions de croissance. Rappelons qu'aujourd'hui, le taux de croissance est encore estimé à 1,75 % pour 2012 tandis que les économistes parient plutôt sur 0.9%. Ces chiffrages sont importants, dans la mesure où ils déterminent les calculs des plans d'économies en cours, pour résorber la crise des dettes publiques.

Mercredi 26 octobre, les chefs d'États du G20 vont se réunir pour un sommet à Cannes. Les Échos tablent sur un renforcement du risque de contraction de l'activité et espèrent que ce sommet "[donne] une meilleure visibilité sur les perspectives économiques" mais de relever les propos de Bruno Cavalier (Exane BNP Paribas) : "Le choc de confiance se double d'un resserrement palpable de l'accès au crédit, et ce dernier phénomène n'est pas réversible instantanément".

Première conséquence : à mi journée, le Cac 40 accusait le coup d'une baisse de l'ordre de -1%...

V.K.