L'économie : entre pause boursière, austérité et doutes

Le coup de chaud sur les marchés financiers, le ralentissement de la croissance, les politiques d'austérité attendues... créent un contexte économique particulier.

L'économie : entre pause boursière, austérité et doutes

Après une semaine de secousses sur les marchés financiers, la pause semble enfin à l'ordre du jour ce 22 août, tant sur les fronts asiatique, européen, qu'américain. Paris finissait sur un rebond de +1,14%, et Wall Street notamment a ouvert la semaine sur un net rebond " le Dow Jones gagnait 1,01% et le Nasdaq 1,08% " (AFP). Ce mieux peut être perçu comme un simple rebond mécanique, après une baisse cumulée très importante sur la semaine passée (près de 15% pour Wall Street).

Dans le même temps, dans l'hexagone, on attend les mesures budgétaires qui seront annoncées mercredi par Bercy, pour corriger cette crise dans le contexte français. On parle même d'un "tour de vis budgétaire" (AFP), dont la teneur est donné : Les grandes entreprises semblent visées (La Tribune).

Les réactions n'ont pas tardé en conséquence : le Medef par exemple, anticipe déjà ces mesures plus contraignantes pour les entreprises, qui ne l'enchante guère. Sa patronne Laurence Parisot prévient ce lundi 22 août, dans une interview pour la télévision, que "Si nous voulons gagner des dixièmes de point de croissance, il ne faut surtout pas pénaliser les entreprises, il ne faut surtout pas aggraver leurs coûts de production ".

Croissance en berne

C'est qu'à plus haut niveau, les marges de manœuvres se resserrent. Les experts notent désormais un ralentissement durable de la croissance économique mondiale : l'OCDE par exemple, table sur une croissance à 0,2% pour le deuxième trimestre 2011.

Risquerait-on alors un effet ciseaux et cumulatif ? Pour Chris Williamson, le chef économiste de Markit (cité par le site internet VotreArgent.fr), " la France et l'Allemagne pâtissent de la conjugaison des politiques d'austérité mises en place dans les pays frontaliers, de la stagnation de l'activité mondiale et de la crise de confiance liée au problème de la dette en Europe ".

L.D.