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Regain de tension sur les taux des deux côtés de l'Atlantique

Les taux américains à long terme sont au plus haut depuis deux ans. Les inquiétudes liées à la politique monétaire de la Fed pèsent sur Wall Street mais n'ont pas interrompu la hausse des places e...

Logo Les Echos - taux long terme aux Etats-Unis

L'accalmie aura été de courte durée. Après cinq semaines de pause, les taux à long terme sont repartis à la hausse d'un côté de l'Atlantique comme de l'autre. A la faveur d'indicateurs économiques encourageants, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à 10 ans s'est à nouveau tendu de 25 points de base la semaine dernière, atteignant 2,82 % vendredi soir, son plus haut niveau depuis juillet 2011. La dernière fois qu'une hausse d'une telle ampleur s'était produite - la semaine du 1 er au 5 juillet -, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, s'était empressé d'intervenir pour modérer les anticipations de resserrement de la politique monétaire. Dans le sillage du marché obligataire américain, les taux allemands et français à 10 ans ont également grimpé à 1,88 % (+ 20 points de base en une semaine) et 2,40 % (+ 17 points de base).

 

Evolution des taux obligataires à 10 ans aux Etats-Unis et en Allemagne

 

Faut-il craindre un krach obligataire ?

Les mouvements de marché étant amplifiés lorsque les volumes de transaction sont réduits, il est impossible de savoir si cette remontée des taux peut se poursuivre à un tel rythme et même si elle est durable. Si nombre d'économistes de marché commencent à revoir à la hausse leurs prévisions de taux longs pour la fin de l'année, pour l'instant, la plupart d'entre eux ne misent pas sur un scénario comparable à 1994. Une seule chose est sûre : la perspective d'un ralentissement prochain des achats de la Fed sur le marché rend les investisseurs nerveux. Selon certaines estimations, sans les interventions de la Fed, le rendement des T-Notes américains à 10 ans évoluerait autour de 3,5 à 4 %. Le principal risque ? Une envolée des taux hypothécaires américains qui ferait dérailler la croissance américaine. « Jusqu'ici, la reprise de l'immobilier a compensé le durcissement budgétaire », souligne à cet égard Gilles Moec, coresponsable de la recherche économique chez Deutsche Bank.

Les taux européens peuvent-ils s'affranchir du diktat des taux américains ?

Si la remontée des taux aux Etats-Unis s'appuie sur un environnement macroéconomique plus solide, celle des taux allemands et français s'opère alors qu'aucune reprise pérenne ne se dessine encore en Europe. Certes les chiffres publiés la semaine dernière confirment que la zone euro est sortie de récession mais pour les économistes de Natixis, « une poursuite de la correction actuelle n'est pas justifiée par les fondamentaux ». Il reste à voir quelle efficacité peut avoir la BCE. Jusqu'ici en s'efforçant de calmer les anticipations de resserrement de la politique monétaire européenne, elle est parvenue à limiter quelque peu la contagion. Tous les pays européens ne sont pas logés à la même enseigne. Plus optimistes sur la zone euro, les investisseurs sont aussi revenus sur les dettes espagnole et italienne : les rendements des Bonos espagnols à 10 ans ont ainsi baissé de 13 points de base (à 4,36 %) la semaine dernière. Ils n'avaient plus été aussi proches des rendements allemands depuis deux ans.

Quelles sont les réactions des Bourses ?

Contrairement à Wall Street qui a cessé de battre de nouveaux records le 2 août dernier - jeudi dernier, la Bourse américaine a même vécu sa pire séance (- 1,47 % pour le Dow Jones) depuis juin -, les marchés européens, poursuivent leur ascension, pays du Sud en tête. Ils profitent du retournement du sentiment des investisseurs à l'égard de l'Europe. Jusque-là ces derniers avaient très largement sous-pondéré la zone dans leurs portefeuilles. Cette hausse paraît cependant fragile et elle le restera tant qu'elle ne sera pas étayée par une reprise économique solide, préviennent les professionnels.

Sophie Rolland