Situations spéciales : le point sur quelques valeurs

Atos, Veolia, Airbus... autant de valeurs qui entrent dans la catégorie des situations spéciales. Qu'elles sont les perspectives de ces valeurs ? Le point avec Victoire de Trogoff

Extrait d'une conférence intitulée « Après un été boursier morose, que faut-il pour que les marchés redémarrent ? ». Avec Victoire de Trogoff (gérante actions européennes Fidelity) et Hubert Tassin (ancien directeur de BFM Business, Investir et Le Journal des Finances).

Qu'est-ce que sont les situations spéciales ?

Victoire de Trogoff - Les situations spéciales ce sont un peu tout. C’est-à-dire que ce ne sont ni les sociétés en croissance ni les sociétés cycliques avec des positions de niche. Les situations spéciales, cela peut vouloir dire une valorisation par somme des parties qui ne se fait pas et dont on pense qu'un événement (une restructuration, la cession d'un actif) va pouvoir remettre le focus sur la valeur du groupe.

Veolia, Atos et Airbus : trois situations spéciales anaylsées par le gérant

Victoire de Trogoff - Par exemple, Veolia est une société qui se restructure. Le business en tant que tel n’est pas extrêmement sexy et je n’ai pas d’anticipation de la reprise économique en France qui justifierait d’être investie sur ce titre-là. Mais, sa restructuration et la réalisation de coupes dans les coûts ont un effet positif sur la valeur de cette entreprise.

En effet, dans ces groupes, l'effet de levier est colossal lorsqu'on arriver à contenir des dépenses. Le jour où Veolia arrivera à payer son dividende avec son cash-flow - ce qui n’est pas arrivé depuis un certain nombre d’annés - , la revalorisation continuera et le cours de l'action peut atteindre les 17/18 €.

Autre exemple, Atos. Atos sur un certain nombre de business. Mais quand on examine la somme de ces business, on arrive à une somme des parties qui est supérieure au cours actuel. Là, on est presque dans une logique de value qui ne connaît pas le catalyseur. Lorsqu’on investit dans une optique value, on sait qu’a long terme on aura raison.

Quant à Airbus, il s’agit plus d’une évolution de la stratégie voire de la construction des résultats du groupe. Dans le temps, quand il y avait la sortie d’un nouvel avion, on commençait par perdre énormément d’argent pour peut-être un jour en gagner.

Aujourd’hui, il me semble qu’avec la  re-motorisation des engins existants on rentre dans une rentabilisation plus rapide des nouveaux modèles : on a donc une meilleure visibilité sur les rendements futurs.  
 

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