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12 mai 2018

Michel Lemosof

Les cours de Bourse évoluent en fonction de l’offre et de la demande. Mais, pour savoir si une valeur est chère, bon marché ou à son prix, il existe des critères sur lesquels s’appuyer. Revue des principaux d’entre eux.

Le PER : qu'est-ce que c'est ? Comment ça marche ?

Le rapport cours/bénéfice (en anglais Price Earnings Ratio ou, en abrégé, PER) permet d’évaluer instantanément la cherté relative d’une action. Il est exprimé en nombre de fois. Plus le ratio est élevé, plus la valeur est chère. Et inversement. Un titre qui se paie 8 fois les profits à venir est plus séduisant qu’un titre qui se paie 14 fois l’estimation des prochains résultats. À Paris, les PER les plus forts sont le lot de sociétés comme Getlink, Hermès International, Dassault Systèmes ou Sartorius Stedim Biotech. Les PER les plus faibles sont l’apanage d’Air France-KLM, Renault, Elis ou Axa.

Le rendement : comment le déterminer ?

Le rendement d’une action se détermine en multipliant par 100 le résultat de la division du montant du prochain coupon, connu ou estimé, par le cours de Bourse. Il est exprimé en pourcentage. Plus il est bas, plus le titre se rapproche de son prix d’équilibre. Plus il est élevé, moins le titre est cher. Toutefois, si une action délivre un important rendement, il faut se poser la question de savoir si ce n’est pas le signe avant-coureur de difficultés. Dans ce cas, le prix bas est justifié. Les meilleurs rendements sont actuellement servis par des sociétés comme Eutelsat Communications, Casino, Mercialys, Natixis et Lagardère.

Autres éléments d’appréciation

Certains investisseurs utilisent le Price Earnings Growth (PEG), un critère qui se calcule en divisant le PER par le taux de croissance moyen des bénéfices futurs anticipés (sur trois ans, par exemple). Une société pour laquelle le PER est de 16, mais avec une croissance des résultats attendue de 20 % (16 : 20 = 0,8 fois), est moins chère, en réalité, qu’une société dont le PER est de 12 si la hausse des profits estimés est de 10 % (12 : 10 = 1,2 fois). Si un PEG est supérieur à 1, cela signifie que le titre est surévalué. Et inversement.

Une société qui annonce la réalisation d’un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros et dont la capitalisation boursière se limite à 800 millions d’euros est sous-évaluée. Cela dit, comme le rapport CB/CA ne prend pas en compte l’endettement, beaucoup lui préfèrent le rapport valeur d’entreprise (capitalisation boursière + dettes) sur chiffre d’affaires. Peugeot, Carrefour ou Fnac Darty, par exemple, font partie des valeurs assorties de faibles ratios VE/CA.

Une société est d’autant plus prometteuse que le rapport entre sa capitalisation boursière et sa marge brute d’autofinancement (cash flow) est peu élevé. Citons également les rapports capitalisation boursière sur actif net ou sur fonds propres, valeur d’entreprise sur Ebitda (Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization, soit, à peu de chose près, l’excédent brut d’exploitation) ou encore valeur d’entreprise sur résultat opérationnel. À chacun son critère

Crédit photo : D-Keine