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En 2 minutes, découvrez le décryptage des marchés pour avril 2018 par Sylvia Bocchiotti, experte Amundi Asset Management.

La performance de votre assurance-vie dépend des choix effectués lors de la détermination de votre allocation.

Le rendement d’un contrat d’assurance-vie ne doit pas être confondu avec celui du fonds en euros dont la garantie du capital explique le grand succès rencontré auprès des épargnants mais qui ne constitue qu’un support parmi d’autres multiples possibilités. Les contrats multisupport offrent en effet une gamme plus ou moins large de supports en unités de compte (UC), dont la sélection nécessite un examen approfondi de votre horizon d’investissement et du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. De cette allocation dépend la performance de votre placement.

Rendement du contrat et rendement du fonds en euros

Si le rendement espéré d’un contrat d’assurance vie est un élément très important lorsqu’il s’agit de choisir le produit qui vous permettra de valoriser votre épargne, il est primordial de ne pas confondre le rendement d’un contrat avec le seul rendement du fonds en euros. Pourtant sans doute en raison du lien historique entre sa rémunération et celle d’un contrat d’assurance-vie, de nombreux épargnants font encore la confusion alors que la performance du fonds en euros n’est pas représentative de celle des autres supports du contrat : unités de comptes en actions, SCPI….

Que rapporte un contrat d’assurance vie ? Pour répondre à cette question, il faut bien évidemment tenir compte de la répartition pour laquelle aura opté chaque épargnant, allocation elle-même en fonction du profil de risque du souscripteur. Ce qui reste valable pour le support dit "en euros" caractérisé par sa garantie du capital investi et des intérêts acquis, ne l’est pas pour les supports en unités de compte, dont les performances varient en fonction des évolutions des marchés financiers et n’apportent donc aucune garantie en capital.

Fonds en euros : des rendements à la peine depuis plusieurs années

La grande majorité des souscripteurs d’assurance-vie continuent à privilégier le support "euros" attirés en priorité par la "sécurité" du placement via sa garantie en capital : les sommes investies sont à tout moment sécurisées et les gains, versés chaque année, restent définitivement acquis au souscripteur.

Pour assurer cette garantie, l’assureur place une grande majorité des montants versés en obligations. Dans un contexte de maintien de taux à un niveau extrêmement bas, le rendement des fonds en euros n’a -même s’il s’agit toujours d’une moyenne-, pas cessé de se dégrader toutes ces de dernières années. Le taux moyen servi par les assureurs est passé de 2,26 % en 2015 à 1,80 % en 2016, la moyenne attendue pour 2017 devant être proche de 1,50 %.

Désormais un versement sur un fonds euros est très généralement soumis à l’obligation pour le souscripteur de verser une proportion minimum -variable selon les contrats- sur des unités de compte. Ainsi, sauf à pouvoir investir uniquement sur un fonds en euros, le rendement du contrat sera fonction des performances respectives de ces supports choisis.

Le relais des unités de compte : la recherche de la performance si l’on accepte une prise de risque

Les supports en unités de compte sont en général des OPC (Organismes de Placement Collectif) qui permettent d’accéder aux marchés actions, obligataires ou encore immobilier de différentes zones géographiques ou différents secteurs d’activité et dont l’étendue de la gamme proposée est très variable selon les distributeurs.

Certains épargnants n’ont pas attendu la baisse des rendements des fonds en euros pour consacrer une partie de leurs investissements aux unités de compte, dans l’espoir de rendements supérieurs sur la durée. Lorsqu’il s’agit de placements à horizon lointain, le choix de supports en unités de compte, et plus particulièrement en actions, offre des perspectives de rendement plus élevées.

Ainsi, encore faut-il pour espérer obtenir un rendement supérieur à celui du fonds en euros, accepter une prise de risque en capital, dont le niveau dépendra du profil du souscripteur et de son horizon d’investissement.

Crédit photo : ArtMarie