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La performance de votre assurance-vie dépend des choix d’investissement effectués lorsque vous déterminez votre allocation ou effectuez des arbitrages.

Le rendement d’un contrat d’assurance-vie ne doit pas être confondu avec celui du fonds en euros dont la garantie du capital explique le grand succès remporté auprès des épargnants. Mais le fonds en euros ne constitue qu’un support parmi d’autres multiples possibilités. Les contrats multisupports offrent en effet une gamme plus ou moins large de supports en unités de compte (UC), dont la sélection nécessite un examen approfondi de votre horizon d’investissement et du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. De cette allocation dépendra le niveau de vos attentes en termes de performance du placement.

Rendement du contrat d’assurance-vie et rendement du fonds en euros

Le rendement espéré d’un contrat d’assurance-vie est un élément très important lorsqu’il s’agit de choisir le produit qui vous permettra de valoriser votre épargne. Mais il est primordial de ne pas assimiler le rendement d’un contrat avec celui du seul fonds en euros. Pourtant de nombreux épargnants font encore cette confusion. Or l’assurance-vie s’adresse aussi bien à ceux en quête de placements peu risqués, qu’à ceux à la recherche d’une plus grande diversification de leurs avoirs. En contrepartie de l’abandon de la garantie du capital et dans l’attente de meilleurs rendements sur la durée, l’épargnant peut choisir de s’orienter vers des supports plus dynamiques, notamment en actions. On évoque alors les « unités de compte » (UC), des parts de fonds ou Sicav, mais aussi de SCPI, proposés au sein du contrat.

Que rapporte un contrat d’assurance-vie ? Pour répondre à cette question, il faut donc bien évidemment tenir compte de l’allocation de chaque épargnant, elle-même constituée en fonction de son profil de risque. Ce qui reste valable pour le support dit "en euros" caractérisé par sa garantie du capital investi et par des intérêts acquis, ne l’est pas pour les supports en unités de compte, dont les performances varient en fonction des évolutions des marchés financiers et exposent l’épargnant à des pertes en capital.

Fonds en euros : des rendements à la peine depuis plusieurs années

La grande majorité des souscripteurs d’assurance-vie continuent à privilégier le support "euros" attirés en priorité par la "sécurité" du placement via sa garantie en capital.

Pour assurer cette garantie, l’assureur place une grande majorité des montants versés en obligations. Dans un contexte de taux à un niveau extrêmement bas, le rendement des fonds en euros n’a pas cessé -même s’il s’agit toujours d’une moyenne-, de baisser toutes ces dernières années. Le taux moyen servi par les assureurs est passé de 2,26 % en 2015 à 1,80 % en 2016, de même qu’en 2017, la moyenne 2018 étant attendue aux alentours de 1,6 % à 1,7 %. Ce taux est à mettre en parallèle avec celui de l’inflation qui est ressortie à 1,80 % en 2018(1).

Il est à noter que de plus en plus, effectuer un versement sur un fonds euros est soumis à l’obligation pour le souscripteur de verser une proportion minimum - variable selon les contrats, souvent de 20 % ou 25% - sur des unités de compte. Ainsi, sauf à pouvoir investir uniquement sur un fonds en euros, le rendement du contrat sera également fonction des performances respectives des supports choisis.

Le relais des unités de compte : la recherche de la performance si l’on accepte une prise de risque

Les supports en unités de compte sont en général des OPC (Organismes de Placement Collectif) qui permettent d’accéder aux marchés actions, obligataires ou encore immobilier, de différentes zones géographiques ou différents secteurs d’activité et dont l’étendue de la gamme proposée reste très variable selon les distributeurs.

Certains épargnants n’ont pas attendu la baisse des rendements des fonds en euros pour consacrer une partie de leurs investissements aux unités de compte, dans l’espoir de rendements supérieurs sur la durée. Lorsqu’il s’agit de placements à horizon lointain, le choix de supports en unités de compte, et plus particulièrement en actions, offre des perspectives de rendement plus élevé.

Ainsi, encore faut-il pour espérer obtenir un rendement supérieur à celui du fonds en euros et de l’inflation, accepter une prise de risque en capital, dont le niveau dépendra du profil du souscripteur et de son horizon d’investissement.

[1] Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.