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Avec l’essor des technologies basées sur l’intelligence artificielle, le machine learning ou la blockchain, les start-ups de la fintech (contraction de finance et technologie) montent en puissance.

21 juillet 2018

La Rédaction

Avec l’essor des technologies basées sur l’intelligence artificielle, le machine learning ou la blockchain, les start-ups de la fintech (contraction de finance et technologie) montent en puissance. Comme les "biotechs" dans le domaine de la santé, ces jeunes pousses bousculent les acteurs historiques de la banque et de la finance en développant des services toujours plus innovants, efficaces et meilleur marché.

FinTechCity : le top 50 des Fintech les plus brillantes

Depuis 2015, l’organisation FinTechCity établit une liste des 50 fintechs les plus prometteuses en Europe et en Asie. L’édition 2018 de la sélection européenne dévoile quelques pépites qui développent des services technologiques qui pourraient bien devenir incontournables dans les mois et les années à venir. C’est le cas d’une start-up munichoise, qui simplifie les lourds et coûteux processus d’identification. Créée en 2014, cette jeune pousse a lancé un système d’identification par chat vidéo permettant d’ouvrir un compte bancaire sans avoir à se déplacer dans une agence. Pour cela, elle exploite des algorithmes de reconnaissance faciale ainsi que des techniques d’OCR (reconnaissance optique de caractères) pour analyser le code-barres appelé MRZ placé en bas des passeports.

Fintech : vers une transformation de la finance

Spécialisée dans les transferts d’argent de personne à personne, une autre fintech sélectionnée se révèle particulièrement prometteuse. Cette start-up londonienne a été le premier opérateur à permettre de faire des transferts d’argent social en ligne dans le monde entier via Facebook Messenger. Les frais de ce service sécurisé et régulé par les autorités financières britanniques sont jusqu’à 85 % moins élevés que ceux des banques traditionnelles. Également originaire d’outre-Manche, une seconde fintech bouscule elle aussi le monde de la finance avec une technologie blockchain dédiée non pas aux monnaies numériques, mais aux devises traditionnelles et autres titres financiers. La start-up offre la possibilité de déplacer en temps réel des milliards de transactions par jour avec un système de contrôle d’identité ultra sécurisé et fiable. Selon les fondateurs, la plateforme permet aux banques d’économiser environ 80 % des frais liés aux transactions.

Une start-up française particulièrement brillante, spécialisée dans les portefeuilles de cryptomonnaies, figure également parmi les start-ups retenues par FinTechCity. Innovante, elle développe deux sortes de portefeuilles physiques sécurisés de monnaies numériques sous la forme d’une clé USB (la Nano S) et d’une tablette tactile. Ces périphériques qui permettent de gérer plus d’une vingtaine de cryptomonnaies (Bitcoin, Ether, Ripple, etc.) offrent un environnement entièrement sécurisé pour gérer ses actifs. L’entreprise a déjà écoulé plus d’un million de Nano S dans 165 pays.

L’édition 2018 du classement de FinTechCity devrait à nouveau attirer les investisseurs, qui sont de plus en plus nombreux à miser sur les fintechs européennes. En 2017, les investissements ont atteint le montant record de 2,2 milliards de dollars en Europe, dont 200 millions en France.

Crédit photo : James Teohart