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Le taux moyen du crédit immobilier est légèrement remonté début 2019, en raison notamment d’un allongement de la durée des crédits. Quelles sont les perspectives pour l’année ?

Selon l’étude mensuelle de l’Observatoire Crédit Logement/CSA de janvier 2019, le taux moyen des crédits immobiliers* s’établit à 1,45 %, un chiffre en hausse de 0,02 % sur les deux derniers trimestres de 2018. Une très légère augmentation à relativiser. D’une part, ce taux moyen reste inférieur de cinq points de base comparé à celui de janvier 2018 (1,50 %), et il continue d’afficher des niveaux très intéressants à 1,47 % pour de l’achat d’immobilier ancien, et 1,49 % pour du neuf. D’un point de vue des durées, les taux moyens se situent à 1,22 % sur 15 ans, 1,41 % sur 20 ans et 1,64 % sur 25 ans (respectivement 10, 8 et 15 points de base de moins qu’en janvier 2018).

Des prêts immobiliers de 19,2 ans en moyenne

Cette légère inflexion est, en partie, due à l’allongement de la durée moyenne des prêts. Elle s’élève à 230 mois en moyenne actuellement (19,2 ans), soit 22 mois de plus qu’en 2013 ! Ces durées exceptionnelles ont été rendues possible par la baisse des taux d’intérêt. En outre, cet allongement favorise également l’octroi de crédits immobiliers pour les ménages au plus près de leur limite de taux d’endettement. Au final, "l’amélioration des conditions de crédit qui en a résulté a permis d’atténuer la détérioration de la solvabilité des ménages affectés par la hausse des prix de l’immobilier et par la dégradation des soutiens publics", précise l’étude Crédit Logement/CSA.

Des taux d’intérêt réels négatifs : du jamais vu depuis 45 ans

Toutefois, les taux conservent des niveaux extrêmement faibles. La preuve : les taux d’intérêt réels qui prennent en compte l’inflation restent négatifs pour le huitième mois consécutif. "Une situation inédite depuis 1974", indique le dernier Observatoire Crédit Logement/CSA de janvier 2019. Pour autant, ces niveaux devraient légèrement évoluer au cours de l’année 2019, notamment lors du premier semestre. En effet, la Banque centrale européenne (BCE) envisage de stopper sa politique accommodante à l’été en relevant ses taux directeurs. Or, ces derniers servent d’indice de référence aux établissements bancaires afin de déterminer les taux d’emprunt qu’ils accordent à leurs clients. Mais rien n’est fait pour le moment. D’autant que le contexte de concurrence entre les établissements bancaires va continuer à les inciter à conserver leur niveau de production de crédit stable, et donc à préserver des grilles tarifaires à niveaux constants.

* Taux nominaux, hors assurance et coût des sûretés

Crédit photo : People Images