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C’est désormais la pénurie d’offres dans les très grandes villes qui risque de ralentir le rythme des transactions.

19 avril 2021

La Rédaction

Si les conditions d’emprunt sont souvent mises en avant pour expliquer les variations du marché immobilier ancien, c’est désormais la pénurie d’offres dans les très grandes villes qui risque de ralentir le rythme des transactions. Un phénomène à relativiser toutefois.

Obtenir un crédit immobilier est souvent une condition nécessaire mais pas suffisante pour accéder à la propriété. Encore faut-il avant cela trouver un bien à acheter. Or, la situation du marché immobilier se tend en particulier dans les grandes villes.

Bon à savoir

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Vers un ralentissement du nombre d’offres publiées

Après un ralentissement des transactions immobilières pendant les périodes de confinement en 2020, la demande immobilière se redresse progressivement. Pour autant, elle menace de se heurter de plein fouet à une pénurie de l’offre.

C’est du moins ce que constate le baromètre LPI-Se Loger1. Le nombre de biens à vendre sur les principaux sites immobiliers recule de plus de 10 %. L’activité immobilière, elle, diminue de 16,1 % sur l’année 2020. Les vendeurs de biens immobiliers deviendraient-ils frileux ?

Un contexte d’incertitude

Il semblerait en effet que la conjoncture joue un grand rôle dans l’état d’esprit des vendeurs. Parmi les raisons invoquées, on retrouve les nombreuses incertitudes que suscite la crise sanitaire.

Les propriétaires craignent d’abord pour leur trésorerie personnelle. Un certain nombre d’entre eux préfèrent conserver leur résidence principale pendant encore quelques mois, plutôt que de vendre et devenir locataires pendant la durée de la recherche de leur nouveau bien. Selon une étude Se Loger avec OpinionWay, 71% des vendeurs ont peur d’une dégradation du niveau de vie en France.

Les vendeurs doutent ensuite des capacités financières des acquéreurs. Ils redoutent que la transaction n’échoue en cours de route. Ils sont 35 % à s’inquiéter de ne pas vendre assez vite.

Enfin, les vendeurs redoutent de devoir baisser leur prix. C’est le cas de 26 % d’entre eux.

Autant de facteurs qui incitent les vendeurs potentiels à différer la mise sur le marché de leur bien immobilier. Pour autant, l’insuffisance de l’offre n’est pas seule en cause…

Un phénomène qui touche avant tout les grandes métropoles

La pénurie de biens à vendre peut résulter de la faiblesse de l’offre mais aussi d’une forte demande. C’est la raison pour laquelle ce déficit de biens à vendre – qui reste à relativiser – est avant tout caractéristique des marchés tendus, c’est-à-dire des grandes villes.

Cette situation se traduit aussi par une sélectivité accrue des profils d’acheteurs. Les candidats à la vente d’un logement recherchent avant toute chose des acheteurs disposant d’une solide situation financière et d’un emploi stable.

1https://edito.seloger.com/actualites/france/y-a-t-une-penurie-de-biens-a-vendre-marche-immobilier-article-41766.html#toc-une-offre-particuli-rement-t-nue-dans-les-m-tropoles

Crédit photo : Getty images