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Se fournir en espèces en payant un achat par carte bancaire, le dispositif appelé cash back apparait en France.

Proposer des espèces à ses clients lors d'achats par une carte bancaire : certains commerçants français ont commencé mettre en place ce service, comme cela existe déjà chez nos voisins européens. Le principe du "cash back" est le suivant : vous récupérez des espèces lors d’un achat par carte bancaire en réglant un montant supérieur à celui de votre achat. Comment cela fonctionne ? Quel intérêt pour les clients et pour les commerçants ? Décryptage.

Le cash back : qu’est-ce que c’est ?

Le dispositif du cash back qui figurait dans la directive européenne sur les services de paiement (DSP2) que le Parlement a adoptée le 25 juillet dernier. Profiter d’un achat par carte bancaire chez votre commerçant pour retirer des espèces devient réalité.

C’est désormais possible et certains commerçants comme une grande chaîne de distribution française viennent de l’adopter.

Tout d’abord vous connaissiez peut-être le cash back mais en fait une autre pratique qui ne recouvre pas la même réalité. Cette notion pratiquée dans le commerce en ligne consistait à proposer aux consommateurs de leur rembourser en argent ou en bons d’achats, une fraction du montant réglé par carte.

La nouvelle pratique qui est déjà réalité chez de nombreux voisins consiste en la possibilité pour un client lors d’un achat avec sa carte bancaire de règler un montant supérieur à celui à régler pour obtenir du commerçant la différence en espèces. Un exemple pour régler un achat de 20 euros dans votre supermarché vous effectuez un paiement de carte bancaire de 40 euros pour récupérer 20 euros en espèces.

Des commerçants volontaires et un plafond de retrait

Tout d’abord cette pratique ne sera pas permise lors d’un paiement par chèque.

Elle suppose un achat préalable et pas simplement une demande d’espèces. Pour les commerçants il n’y a aucune obligation d’adhérer à ce service qui ne sera donc possible que chez les volontaires qui souhaitent apporter un nouveau service à leurs clients. Effectivement, le cash-back représente un coût puisque la commission versée par le commerçant à sa banque sera augmentée de quelques centimes.

Le décret du 24 décembre 2018 précise les modalités de la fourniture d'espèces dans le cadre d'une opération de paiement ou cash back. Il limite le montant maximal de retrait par cashback à 60 €, le client devant effectuer un achat d'au moins 1 euro pour bénéficier de ce service.

Il est à noter que si la pratique du cash back existe chez la plupart de nos voisins, elle y reste encore marginale avec 2 % des montants retirés en Europe, et des sommes moyennes retirées de l’ordre de 15 euros, selon les chiffres de la Banque centrale européenne (BCE).

Crédit photo : istock