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Les consommateurs français vont bientôt découvrir le cash back. Va-t-il changer leurs habitudes ?

Les commerçants pourront bientôt fournir des espèces à leurs clients dans le cadre d'un achat par carte bancaire. Le Parlement a ratifié le 25 juillet dernier une directive européenne qui autorise la pratique dite du "cash back" offrant la possibilité à un client d’obtenir des espèces auprès d’un commerçant. Décryptage.

Un accès au cash chez les commerçants

Bientôt, pour retirer du cash il vous suffira de le demander à un commerçant auquel vous réglez un achat en carte bancaire.

Cette pratique du retrait d'espèces complémentaires auprès d'un commerçant est déjà courante chez nos voisins notamment allemands ou anglais. Le Parlement français a définitivement ratifié mercredi 25 juillet la directive européenne sur les services de paiement du 25 novembre 2015, qui prévoit d’autoriser les commerçants à pratiquer le "cash back". En délivrant des espèces, ils distribuent un service de paiement à leurs clients, que seuls auparavant les établissements de crédit étaient en droit de proposer.

En pratique avec le cash back, en réglant au commerçant une somme supérieure au montant dû pour vos achats, vous pouvez obtenir la différence sous forme de cash. Tous les commerçants le souhaitant pourront pratiquer ce dispositif.

Un service qui contribue à l'attractivité et la sécurisation du commerce de proximité

Distribuer désormais régulièrement du cash a un avantage pour les commerçants : il leur permet de réduire l’encaisse en magasin, alléger certaines opérations bancaires et réduire les risques associés à la détention d’espèces.

L’émergence de ce nouveau service peut apparaitre contradictoire avec le développement du paiement mobile tendant vers le zéro cash, alliant simplification de paiements et lutte contre la fraude fiscale. La secrétaire d’Etat à l’Economie, Delphine Gény-Stéphann mettait récemment en avant les avantages d’un service destiné à compenser la baisse du nombre de distributeurs de billets en France (DAB) et à

« répondre à l’isolement des territoires les plus reculés, dont les relais d’accès aux espèces sont souvent trop limités ».

Commerçants et consommateurs restent dans l’attente du décret qui viendra préciser :

  • le montant minimal de l'achat permettant de retirer des espèces en plus,
  • le montant maximal d’espèces qui pourra être retiré. Les montants de 100 à 150 € ont été évoqués par Bercy.

Crédit photo : People Images