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Quel fonds choisir pour réduire son ISF ?

De nombreux FIP et FCPI offrent une réduction d'ISF, au titre de l'ISF PME. Comment ces fonds fonctionnent-ils et quelle solution choisir ? Les offres et nos conseils pratiques.

Réduire son ISF

1/ Où se renseigner ?

Votre banque (de détail ou privée), votre conseiller en gestion de patrimoine, votre expert-comptable peuvent être de bons interlocuteurs pour identifier le fonds le plus intéressant. Vous pouvez également souscrire directement par Internet auprès de certains conseillers en ligne (mes-fcpi.fr, Hedios, Planète Patrimoine...) - avec des frais qui peuvent être plus bas que ceux d'un conseiller "physique".

2/ Quelle réduction d'ISF obtenir ?

Pour un investissement direct au capital d'une PME, la réduction est de 50% du versement et peut atteindre au maximum 45.000 euros, soit 90.000 euros investis. En investissant plutôt via dans un fonds - FIP ou FCPI -, la réduction est aussi égale à 50% du versement, mais ne peut dépasser 18.000 euros au total, soit 36.000 euros investis. Cette réduction maximale de 18.000 euros vaut pour l'ensemble des sommes investies dans ces fonds par un même souscripteur. En clair, on peut investir dans autant de fonds FIP ou FCPI qu'on le souhaite, la réduction maximale restant dans tous les cas de 18.000 euros.

Attention, les deux réductions d'impôt ne sont pas cumulables : si vous avez déjà obtenu 18.000 euros de réduction au titre des fonds, vous ne pourrez plus prétendre qu'à 27.000 euros de réduction au titre d'un investissement en direct dans une PME (45.000-18.000).

3/ Vaut-il mieux investir dans un fonds ou en direct ?

Dans les deux cas, le taux de la réduction (50% des versements) est identique (si le fonds est investi à 100% en PME, voir ci-dessous). Toutefois le montant maximal à déduire pourra atteindre 45.000 euros en direct (contre 18.000 euros pour les fonds). Il existe toutefois une différence à la sortie, en cas de plus-value. "Dans le cadre d'un fonds, il n'y aura pas d'impôt à la sortie (seulement 12,3% de prélèvements sociaux). A la différence de l'investissement en direct (imposition de 19% + 12,3% de prélèvements sociaux)", souligne Frédéric Plessas, Sur le plan strictement fiscal, l'investissement en direct est donc plus adapté à de "gros" ISF, au-delà de 36.000 euros d'ISF. Mais il s'adresse à des investisseurs plus aguerris. "Un fonds diversifie davantage ses investissement et opte pour une dizaine de PME. Par un investissement direct, on sort du produit fiscal pour entrer dans un investissement à part entière. Et ceux qui vous conseillent ne seront jamais les payeurs...", prévient Gilles Etienne, directeur chez Cyrus Conseil. Les "petits ISF" se tourneront donc plus volontiers vers les fonds qui, de plus, acceptent des mises initiales relativement basses (généralement 1.000 euros), ce qui est rarement le cas pour l'entrée au capital d'une entreprise (entre 5.000 et 10.000 euros). Les deux logiques peuvent aussi se combiner. "Mon conseil est d'épuiser d'abord les 18.000 euros à travers un ou plusieurs FIP -FCPI, puis ensuite d'investir en direct, par exemple via un mandat de gestion", explique Frédéric Plessas.

4/ Tous les fonds offrent-ils la même réduction ?

Ce n'est parce que vous avez investi 20.000 euros dans un fonds que vous aurez automatiquement droit à une réduction de 10.000 euros. La réduction dépend de la manière dont le fonds est construit, en l'occurrence de la part qu'il investit lui-même dans des PME répondant aux conditions édictées par la loi, dites PME éligibles. Seules les sommes investies dans ces PME ouvrent droit à réduction. Généralement, les gestionnaires placent le reste de votre versement sur des actifs moins risqués, comme le monétaire ou les obligations. Cette partie-là ne donne lieu à aucune réduction.

Imaginons que vous versiez 100 euros dans un fonds, qui lui-même place 70% seulement dans des PME éligibles, votre réduction d'ISF sera égale à 35% (50% de 70%). Vous n'obtiendrez la réduction maximale que si le fonds choisi investit 100% de votre versement dans les fameuses PME éligibles. Selon les fonds, cette part dédiée aux PME éligibles varie de 60% (le minimum légal) à 100%. C'est donc un élément à vérifier de près pour connaître précisément la réduction à laquelle vous aurez droit.

5/ Vaut-il mieux investir dans un FIP ou un FCPI ?

Pour rappel, il existe deux types de fonds permettant de réduire son ISF : le fonds d'investissement de proximité (FIP) et le fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI). Sur le plan fiscal, les règles sont identiques. Mais chacun a ses règles du jeu :

1. Le FCPI doit investir dans des entreprises présentant un "caractère innovant" (label remis par Oséo, ou en fonction de la part de budget investie par l'entreprise en R&D). Il peut être "investi à 100% en actions cotées, dont 20% maximum sur un marché réglementé (Eurolist)", rappelle Florence Moulin, associée chez DFI Avocats.

2. Rien n'empêche le FIP de se tourner vers un secteur innovant. De plus, il doit être peut lui aussi être investi à 20% dans des entreprises de moins de huit ans. Autre spécificité : investir dans des entreprises situées dans une à trois régions limitrophes de l'Union européenne. Avec un maximum de 50% du fonds pour une même région.

Résultat des courses ? Pour certains, aucun des deux types de fonds n'est plus risqué par nature... Pour d'autres, le FIP est un produit plus sûr. "Sur le papier, le FIP est moins risqué, puisqu'il est a priori tourné vers des entreprises plus matures.Toutefois, avec une réduction de 50% d'impôt, le risque est amorti, et on peut se permettre d'accepter un peu de FCPI", note Frédéric Plessas.

6/ Quel sera le montant des frais ?

Difficile d'y voir clair au premier coup d'oeil... Les taux de frais annuels moyens se tiennent, sauf exception, autour de 4,5% et 5%. Au point de rendre ce critère peu discriminant. "Attention aux prix qui cassent la moyenne à la hausse ou à la baisse, il y a toujours une raison... parfois excellente. Par ailleurs, il est bon que la société de gestion ne se rémunère pas que par les frais, mais aussi via une clause de 'surperformance' qui lui octroie une part de la plus-value au-delà d'un certain seuil de performance", indique Matthias Guyot, conseiller financer au cabinet Alain Sauzey. En-dehors des frais récurrents de gestion et de fonctionnement (touchés chaque année par la société de gestion au fur et à mesure de la vie du fonds), les droits d'entrée représentent un poste important : négociables (avec le distributeur), ils correspondent généralement à un maximum de 5% du montant investi. Attention, ils ne peuvent pas être déduits de l'ISF. Ainsi, pour 100 euros investis, si les frais d'entrée sont de 5 euros, la base de calcul de la déduction d'ISF ne sera que de 95 euros.

7/ Combien de temps avant de récupérer son argent ?

En règle générale, vous êtes engagé pour une période allant de six à dix ans. Il faut d'abord dépasser une période correspondant à l'année en cours puis de cinq ans, faute de quoi l'avantage fiscal est perdu. Ensuite, tout dépend de la durée de vie du fonds -prolongeable d'un à trois ans à la discrétion des gestionnaires et annoncée dans la notice AMF. "Entre six et dix ans, et pour une même performance finale, la durée de détention impacte directement le taux de rentabilité annuel du produit. En outre, plus vite j'ai une chance de récupérer mon argent, plus vite je peux le réinvestir", souligne Didier Orens, directeur Gestion Privée chez Banque Palatine.

"Les clients préfèrent une sortie plus courte. Et les FCPI, dont la sortie est plus difficile, sont plus souvent prolongés que les FIP. Pour ces derniers, il n'est pas rare de pouvoir récupérer sa mise au bout de cinq ans", remarque Matthias Guyot.

Il est possible de se retirer un peu plus tôt, en cas de décès ou d'invalidité du souscripteur ou de son conjoint (s'il y a imposition commune). Mais le prix peut être désavantageux, et des frais prélevés par la société de gestion. Il peut aussi être possible de céder ses parts à un tiers. Mais si la société de gestion sert d'intermédiaire, elle pourra éventuellement prélever une commission.

8/ Le fonds choisi est-il risqué ?

Première chose à savoir : le non-coté est un actif risqué, au point qu'il est habituellement recommandé de les cantonner à 10-15% de son patrimoine global. "Il s'agit d'actifs peu liquides et plus volatiles qu'un investissement sur des grandes valeurs cotées", rappelle Didier Orens. Mais "un taux de réduction fiscal élevé couplé à un horizon de placement le plus proche de six ans constitue des amortisseurs de risques (...) La qualité du sous-jacent est à la fois déterminante et délicate à appréhender a priori".

Alors comment faire ? "Au final, le secteur d'activité semble un critère de choix plus fort : il faut voir le degré de développement de l'entreprise, si les revenus seront récurrents, la solidité de la clientèle et... s'il y aura des actifs tangibles à revendre en cas de liquidation", estime Frédéric Plessas. "Accompagner le lancement d'un site Internet est plus aventureux qu'investir dans un hôtel, une crèche, ou un établissement médicalisé".

Autre indicateur : le type d'instrument financier dont le fonds sera composé. Une action peut permettre une belle plus-value... à condition de trouver un repreneur. Une obligation convertible (OC) apportera un revenu régulier et un horizon de temps défini... mais pas de plus-value. Les fonds monétaires apportent eux aussi de la sécurité, mais très peu de performance. "Les OC servent vraiment à amortir le risque des actions. Si la part d'OC dans le fonds est clairement annoncée, c'est un excellent indicateur", explique Matthias Guyot. Mais il n'est pas toujours simple de connaître la physionomie précise du fonds. "Les brochures contiennent un certain nombre d'informations, mais les gestionnaires ne peuvent pas non plus se passer les menottes. Pour bien comprendre leurs intentions, nous les contactons en direct et leur demandons d'expliquer leur choix", commente Gilles Etienne.

9/ Quelle performance en attendre ?

"L'antériorité d'un gestionnaire et l'expérience d'une équipe sur un secteur d'activité sont un vrai indicateur. L'expérience permet de mieux qualifier le ‘track record' (c'est-à-dire voir la performance obtenue par le passé sur d'autres portefeuilles). De surcroît, bien connaître un secteur d'activité renforce le flux de dossiers à l'étude (‘deal flow') et facilite la sélection des beaux dossiers", souligne Didier Orens.

En revanche, difficile de lire la performance des autres portefeuilles en cours. Même si les sociétés de gestion livrent régulièrement la valeur liquidative de leurs fonds (c'est-à-dire la valeur du portefeuille à un moment T), il ne s'agit que d'une évaluation, très prudente. De plus, il faut du temps pour que les sommes investies génèrent leurs premiers revenus. Ce qui explique que la valeur d'un fonds récent commence souvent par diminuer.

10/ Quelle offre en 2011 ?

Voici les différentes offres de FIP et FCPI actuellement disponibles sur le marché. Nous n'avons pas encore intégré les quelques fonds pour lesquels nous ne disposions pas encore de l'ensemble des informations.

Edouard LEDERER