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Des rendements plus élevés sur l'obligataire à risque

Pour engranger de la performance sur les obligations des États l'année prochaine, il faudra aller sur des obligations plus risquées comme les High Yield ou celles émises par les pays émergents.

Rendements obligations à risque BforBank

Difficile pour un particulier de souscrire en direct à une obligation. L'investissement minimal est élevé et les émissions d'obligations sont souvent réservées aux institutionnels ou aux professionnels des marchés financiers. Plusieurs courtiers et sites internet ont pourtant proposé des obligations ou des paniers de 3 à 5 obligations via des contrats d'assurance-vie, mais ici encore les minima d'investissement peuvent être importants.

Les obligations peuvent aussi s'acheter directement sur les marchés boursiers. Il s'agit alors d'obligations déjà émises il y a quelques mois ou années. Mais, gare sur ce marché secondaire, le prix de l'obligation s'adapte en fonction de son rendement comparé aux taux d'intérêt. L'épargnant a alors trois données à analyser : le cours et le rendement de l'obligation ainsi que le niveau actuel des taux. Exemple : une obligation de 1.000 euros offre un taux d'intérêt de 4 % et une échéance à 10 ans. Bien qu'acquise 950 euros sur le marché boursier, elle sera remboursée à son échéance 1.000 euros. L'investisseur aura donc perçu 10 coupons annuels de 40 euros +1.000 euros, soit 1.400 euros pour un investissement de 950 euros. Cette obligation ne lui aura pas rapporté 4 %, mais en réalité de 4,75 %. L'inverse est également vrai.

Les obligations ne sont pas sans risque : le premier risque est le défaut de l'émetteur, le moindre est un retard de paiement, le cas le plus grave étant sa faillite qui impliquerait pour l'épargnant la perte partielle ou totale de son investissement. Le second risque, ce sont les évolutions des taux d'intérêt, surtout la remontée des taux pour les possesseurs d'obligations anciennes. En effet, si les taux montent, la valeur de l'obligation diminue.

Pour s'intéresser aux obligations, la voie royale reste donc les fonds et les Sicav obligataires. Morningstar dénombre au total 3.800 fonds obligataires. Mais,"les segments sont très différents les uns des autres. Il faut bien différencier les secteurs obligataires, car les évolutions sont disparates", souligne Etienne Dubourg, gérant obligataire chez KBL Richelieu.

Un placement anti-crise

Les catégories de fonds obligataires sont nombreuses : à la base les fonds composés d'obligations d'États (ayant les meilleures notations AAA ou AA en général), puis des fonds d'obligations d'entreprises qui peuvent être bien notées (A, par exemple) ou moins bien notées (BB, par exemple) ou mal notées (C, par exemple), ces derniers fonds sont qualifiés de "haut rendement". En effet, plus les obligations sont mal notées, plus elles rapportent gros, mais les risques de perdre une partie de son investissement sont bien présents. On trouve aussi des fonds d'obligations convertibles. Toutes ces catégories ont réalisé un beau parcours ces dernières années.

En 2010, la performance des fonds obligataires a été au beau fixe. Les fonds obligataires ont délivré des rendements moyens variant de 2 à 10 % entre le 1er janvier 2010 et le 6 décembre 2010. Si l'on regarde un peu plus en arrière, les performances moyennes annualisées sur trois ans vont de 4 à 10 % et sur cinq ans de 3 à 5 % l'an. Ceux qui douteraient de l'intérêt de ces performances doivent mettre en parallèle les performances des fonds actions. Sur trois ans les performances moyennes des fonds d'actions françaises et européennes sont négatives. C'est l'effet "fly to quality" : lorsque l'aversion au risque augmente, les épargnants ont moins d'attrait pour les actions et se réfugient sur les obligations, placements réputés plus sûrs.

Pour les fonds obligataires la fête va-t-elle continuer ?

Les obligations pourraient subir quelques pressions en 2011 dues notamment au sentiment positif sur les actions et à l'environnement économique. Les grands institutionnels commencent à montrer plus d'intérêt pour les actions. Dans ces conditions, ils pourraient restreindre leur appétit pour l'obligataire. D'autant , explique Etienne Dubourg, gérant obligataire, "les porteurs de certaines obligations d'État des pays périphériques (Grèce, Irlande, Portugal et dans une moindre mesure l'Espagne) pourraient être amenés à mettre la main à la poche en cas de défaillance de l'un de ces États. En effet, quelques pays, Allemagne en tête, estiment qu'aujourd'hui, il ne suffit plus de souscrire une obligation risquée qui rapportera un rendement plus important sans en assumer les conséquences".

Dernier risque pour les obligations : les mouvements sur les taux. En 2011, il est plus probable que se poursuivra la légère remontée des taux longs initiée depuis quelques semaines. Les taux actuariels de l'OAT sont passés de 2,85 % au 5 novembre, à 3,26 % au 6 décembre, soit une augmentation proche de 0,40 point. Cette hausse aura pour effet de créer des opportunités pour les placements obligataires.

Le rendement 2011 ira de pair avec les risques

Generali Investments voit les taux en légère hausse à 12 mois, respectivement de + 0,10 point pour les bons du Trésor à 10 ans et de + 0,35 point pour les bunds allemands à 10 ans. Les fonds composés d'emprunts d'États souverains devraient délivrer un rendement assez similaire à celui de 2010, soit autour de 3 %.

Pour bénéficier de rendements plus élevés, il faudra recourir à des placements obligataires plus risqués, par exemple, les obligations des pays périphériques (Grèce, Irlande, Portugal) dont la liste pourrait s'élargir en 2011. Les fonds composés d'obligations d'entreprises pourraient aussi délivrer un rendement en rapport avec les risques présentés. Au 1er semestre 2010, le taux moyen des obligations privées françaises était de 3,69 %, contre 3,97 % au premier semestre 2009 et 4,54 % au premier semestre 2008.

Certaines obligations d'entreprises peuvent néanmoins servir des rendements bien plus importants. Les fonds d'obligations à haut rendement devraient également continuer à s'orienter vers des entreprises des pays émergents permettant à la fois de tirer parti de rendements élevés et des devises fortes. Ces derniers fonds devraient donc délivrer un rendement au moins égal au double de celui des fonds d'emprunts d'états.

Bernard LE COURT